Suite des aventures de Chiri et Daï, deux orphelins du monde de Pudding. Un pays imaginaire où la magie est encore puissante. Chiri semble la mieux lotie des deux. Une petite fille sourde mais qui n'a aucun problème de compréhension : elle lit sur les lèvres, a des appareils d'aide auditive et en plus sait communiquer en langue des signes. Daï aussi connaît ce langage, mais n'a pas de pouvoirs. Par contre, il est depuis peu armé d'une épée aux capacités de plus en plus étonnantes.
Carlos Sanchez, scénariste et dessinateur de cette série pour les plus jeunes, est originaire de Barcelone. Mais son talent lui permet de franchir allègrement les frontières et ses "Runes" font un tabac dans de nombreux pays.
Dans le tome 2, paru en ce début d'année 2026, Chiri et Daï, après avoir emprisonné dans un bocal de verre hermétique le redoutable Roi des Ombres, tentent de percer le mystère du labyrinthe d'obsidienne. Une longue quête en compagnie de deux guerrières chargées de leur sécurité. Et pour ne pas se perdre dans ce dédale où la Noirceur règne en maître, le quatuor demande conseil au Roi des Ombres. Monstres cauchemardesques, épées ensorcelées, armure indestructible et autres volatiles aux pouvoirs insoupçonnables permettent au lecteur de rester constamment sous pression. Une deuxième partie charnière, qui verra l'amitié des deux enfants mise à rude épreuve.
Plébiscitée par la critique, les libraires et tous les jeunes qui ont eu la chance de se plonger dans la série, "Runes" séduit par son dessin doux, rond, gommant le côté sombre du récit. Les deux héros sont humains et taraudés par le doute. Même les guerrières attirent la sympathie. Sans oublier le fameux Roi des Ombres, toujours nuisible, mais avec un côté gamin qui regrette de céder à ses pires penchants. Bref, la BD intelligente qui casse tous les codes du manichéisme trop souvent mis en avant dans les histoires de fantasy.
"Runes" (tome 2), Casterman, 160 pages, 16 € (Album paru en janvier 2026)
















