La Suède, pays de tolérance et d’intégration, n’échappe pas aux cauchemars de notre époque : drogue et argent sale. Adaptée des romans de Jen Lapidus, « Snabba Cash » raconte comment l’argent facile corrompt, asservit, tue. Les six premiers épisodes de la saison 1, sur Netflix depuis cette semaine, racontent le destin de Leya (Evin Ahmad) et Salim (Alexander Abdallah). La première, fait tout pour sortir de la misère. Élevant seule son fils (le père est mort abattu dans la rue), Leya se rêve en patronne de start-up.
Elle concilie son quotidien de serveuse dans un restaurant oriental et ses envies d’executive woman. Salim, tueur dans un gang de dealers, va tomber amoureux de Leya. Entre les millions de la drogue et ceux des investisseurs cupides, le couple va devoir affronter bien des difficultés. Percutante et réaliste, une série sans concession à découvrir pour se faire une idée différente de la Suède trop souvent fantasmée par les progressistes.
