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jeudi 15 avril 2021

De choses et d’autres - La nouvelle drague au travail

Les derniers chiffres montrent que 14 % des couples se sont rencontrés au travail. Un autre sondage pour le site de rencontres en ligne Badoo, publié cette semaine, met en relief aussi ce chiffre de 14 %. Mais rien de romantique, cette fois, puisque 14 % des utilisateurs de cette application de rencontres avouent l’avoir utilisée au cours d’une réunion de travail.

Avant, on flirtait avec le ou la collègue à la machine à café ou autour d’une table en partageant la projection d’un Power Point, pourtant peu aphrodisiaque. Aujourd’hui, on ne regarde même pas la personne assise en face de soi, on reste les yeux rivés sur le smartphone, à tenter de trouver la femme de sa vie. Ou plus probablement, le coup d’un soir.

Ce sondage montre aussi que 12 % des sondés utilisent Badoo, à côté de leur compagne ou compagnon. S’ils l’avaient rencontré au boulot, en fait, ils peuvent tout cumuler : coup de foudre au travail, puis drague en douce au bureau et en sa présence…

Les patrons, en lisant ce sondage, vont, sans doute, interdire les smartphones durant ces séances de travail. Sauf, si l’employé sexy réussit à faire craquer la cadre supérieure de la boîte concurrente et parvient à lui soutirer quelques secrets d’entreprise sur l’oreiller. En fait, pour justifier l’utilisation d’une application de rencontres en ligne, en pleine réunion de travail, il suffit d’expliquer à son boss qu’on est en train d’espionner la concurrence.

À moins que cela ne soit l’inverse. Car, s’il y a bien quelque chose qui est partagé, par 100 % des utilisateurs de ce type de programme, c’est le mensonge. 


lundi 23 mars 2020

BD - Deux dragueurs catastrophe

Le premier, Clunch, n’est pas à proprement parler le héros de la série. Le second, Will est lui de tous les gags. Deux jeunes hommes, glandeurs, pas très débrouillards et qui donnent une étrange image du sexe fort dans ces BD humoristiques où le mâle Alpha en prend pour son grade.


Rob est un prototype de robot ménager. Il a débarqué dans l’appartement de Clunch en septembre 2013, date de la première publication de ces gags dans le journal de Spirou. Rob, mêle s’il ne doit en théorie que d’acquitter des tâches ménagères (cuisine, nettoyage, lessive, vaisselle) a un intelligence artificielle à peu près 100 million de fois supérieur à son propriétaire.
 L’opposition entre le robot stakhanoviste et le fainéant fans de jeux vidéos et de chips a longtemps été le ressort de la série. Elle a passé un cap, devenant plus adulte et désormais directement publiée sous forme de gros albums dans la collection Patakès de Delcourt. James (scénario) et Boris Mirroir (dessin) mettent d’abord Clunch au chômage. Puis il devient vendeur de cuisine, va au musée, rencontre une jeune fille cultivée, en tombe amoureux et conclu grâce à son petit robot malicieux. 
On dérive alors vers une sorte de série familiale avec Rob dans le rôle de l’enfant. On rit beaucoup, c’est sans cesse renouvelé et toujours aussi pertinent dans la critique de la société. A découvrir. 



Will aussi aimerait découvrir la femme de sa vie. Mais Will a un gros problème : Will est totalement obsédé par sa voisine, Maëva, caricature de la « blonde à forte poitrine » des sketches d’Elie Seimoun, mais en version rousse. Will tente quand même de lui faire la cour, mais son chien, Kleber, encore plus attiré par la fornication que son maître, gâche souvent ses effets. Will est le meilleur remède à tous les losers en amour. Oui, il y a pire. 
Comme pour Rob, Will a été publié dans une revue (Lanfeust), avant de renaître chez un autre éditeur, Bamboo, peu habitué d’ordinaire à publier des BD aussi explicites. Mais il faut savoir que Will est en quelques sorte le péché de jeunesse de Guillaume Bianco devenu depuis un auteur qui manie poésie et fantastique avec brio, notamment dans le formidable « Billy Brouillard ». 

« Rob » (tome 2), Delcourt, 13,95 € 
« Will » (tome 1), Bamboo, 10,95 €