L'écologie fait une percée remarquée dans les sujets de préoccupation des Français. Une prise de conscience un peu moins rapide aux USA. Pour réveiller les consciences, Sean Ford, auteur complet, propose un roman graphique où fantastique et pollution se conjuguent. Comme pour mieux faire peur.
Dans cette petite ville perdue dans le désert américain, l'avenir n'est pas reluisant. Plus de travail ni d'avenir pour la jeunesse. Alors tous se tournent vers cette nouvelle manne pétrolière promise par la fracturation hydraulique. Ce n'est pas sans conséquence pour les sols et la nature. Mais les dollars sont rois… Jusqu'à l'apparition d'une mystérieuse maladie.
Certains habitants sont recouverts d'une matière noire et gélatineuse. Jusqu'à complètement disparaître. Le récit d'anticipation se déroule à deux niveaux. Général avec plusieurs exemples dans la ville, et de façon plus ciblée autour de Anne, une jeune fille solitaire. Il y a quelques années, sa sœur Dana a disparu. Était-elle la première de l'épidémie. Et si un remède est trouvé, va-t-elle revenir ?
Ce récit complet cauchemardesque raconte comment certaines régions des USA, pour quelques dollars, acceptent d'être défigurées et de s'aliéner tout futur. Heureusement, quelques jeunes prennent conscience du danger et font tout pour stopper la catastrophe. Une BD typique d'un nouveau genre, l'éco-fiction.
"Shadow Hills", Delcourt, 224 pages, 20,50 €. (Album paru le 13 mars 2024).

