Affichage des articles dont le libellé est pocket. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pocket. Afficher tous les articles

mardi 7 juillet 2026

Nouvelles – Sales mômes littéraires

Dix auteurs, dix nouvelles inédites. Un point commun, les héros sont des enfants. Pas forcément de « Sales mômes » comme suggéré dans le titre de ce recueil dont tous les bénéfices seront reversés à l'association d'Aide aux Jeunes Diabétiques. En plus d'une bonne action, vous pourrez vous évader et peut-être retrouver un peu de votre enfance. Parmi les grandes signatures vous pourrez retrouver quelques célébrités de la scène du polar et du thriller mais aussi des plumes aux millions d'exemplaires vendus comme Tatiana de Rosnay, Marc Levy ou Virginie Grimaldi

L'avantage de ces recueils, c'est leur diversité. Ainsi avec Maxime Chattam, vous découvrez une bande de copains très particulière. Ce seraient des fils et filles de... grands méchants des mondes imaginaires (de la momie au loup-garou). Michel Bussi joue sur la corde nostalgie en racontant le bel été des années 70 de Sitting Bouboule, l'Indien potelé transformé après un mois de colonie de vacances en Auvergne

Quant à Valérie Perrin elle prend tout le monde à contre-pied en racontant son enfance de « sale môme » dans l'ombre de ses grands-parents. 

« Sales mômes », Pocket, 8 €


lundi 15 juin 2026

Roman – Psychanalyse tartinable

Le roman de J.-M. Erre s'ouvre sur une véritable scène d'apocalypse. Rassurez-vous, pas de guerre avec des drones ou d'incendie incontrôlable, juste de lendemain de fête. Jean-Luc Godart (avec un T!) et son épouse Anna viennent d'aménager dans leur nouvel appartement. La veille ils ont pendu la crémaillère. Cela a rapidement dégénéré. Jean-Luc se réveille au fond du canapé (il est psychologue clinicien) l'esprit barbouillé et vêtu d'« un soutien-gorge bonnet D, rouge à dentelles ». On sonne à la porte. C'est un plombier pour déboucher les toilettes. Commence alors une conversation hallucinante à trois, le lecteur se retrouvant immergé dans une histoire abracadabrantesque dont le plus étrange reste cette tartine beurrée collée au plafond.

L'auteur, originaire des Pyrénées-Orientales, n'en oublie pas ses racines quand il précise que « le plombier pose sa boite à outils sur le sol avec l'assurance de l'estivant qui prend possession de son territoire sur la plage d'Argelès-sur-Mer en plantant sa glacière dans le sable comme on plante un drapeau américain sur la Lune. » Et forcément, à la fin, la tartine tombe. Une chute aux lourdes conséquences.

« La loi de la tartine beurrée », J.-M. Erre, Pocket, 144 pages, 7,70 €



vendredi 12 juin 2026

Science-fiction – Faites escale à Central Station


La littérature de science-fiction, quand elle ose s'affranchir de combats spatiaux et autre guerre intergalactique, est idéale pour faire passer quelques messages à ses lecteurs contemporains. Lavie Tidhar, auteur israélien vivant à Londres, en est l'exemple avec ce roman, « Central Station », se déroulant dans un lointain futur. Central Station c'est le nom de cette gigantesque ville-base spatiale qui permet à des centaines de navettes de quitter la Terre pour s'élancer vers les nouveaux mondes que sont la Lune, Mars ou la Ceinture. 

Une ville autonome, coincée entre Tel Aviv la juive et Jaffa l'arabe. Une zone foisonnante de vie. De toute sorte. Humains basiques ou augmentés, robots déclassés, aliens égarés... La religion est omniprésente et ce ne sont plus deux confessions qui s'affrontent mais des dizaines qui tentent d'exister. « Chaque saison, un nouveau dieu apparaissait dans les rues et les ruelles de Central Station. Ils apparaissaient sans tambour ni trompette. Presque en catimini. » Le jeune Kranki en est-il un ? A vous de le découvrir en dévorant ce texte ambitieux et sans doute un peu visionnaire.

« Central Station » de Lavie Tidhar, Pocket, 288 pages,8,90 €


jeudi 23 avril 2026

Thriller - Terreur sur Malaven

Une petite île au large de la Bretagne est la véritable héroïne  du roman. Malaven, quelques centaines d'habitants à la fin des années 80, zéro en 2007, année où se déroule le final de ce thriller signé Olivier Bal. En 1987, après une tempête, presque tous les îliens ont été retrouvés morts. Explication officielle : un raz-de-marée. Pour les quatre rescapés, des adolescents, les souvenirs sont flous. 

Quand, 20 ans plus tard, ils se rendent sur Malaven à l'invitation d'un célèbre écrivain, la mémoire va leur revenir. Lentement. Au gré d'une chasse aux indices risquée. Ce gros volume est un tour de force d'Olivier Bal. Il jongle au gré des époques, multiplie les fausses pistes et rebondissements, tout en jouant avec la puissance de l'imagination. Le lecteur se laissera happer sans rechigner par la malédiction de Malaven et frissonnera jusqu'à la dernière page pour découvrir le fin mot de cette étrange affaire.      

« Malaven », Olivier Bal, Pocket, 512 pages, 9,90 €

dimanche 23 mai 2021

Polar – Le jeune Sharko deviendra grand

Certains héros de polars prennent de l’épaisseur au fil des romans. Quand Franck Thilliez a lancé Franck Sharko dans le grand bain en 2004 avec Train d’enfer pour Ange rouge, il ne s’imaginait sans doute pas l’ampleur que prendrait ce flic rude et taiseux dans son œuvre. Notamment quand il rencontre Lucie Hennebelle dans Le syndrome E. Cette ancienne gendarme avait déjà été l’héroïne de plusieurs romans dont La chambre des morts. 

Dès lors un couple se forme et leurs histoires deviennent des best-sellers. Loin de se reposer sur la facilité, Franck Thilliez ne se consacre pas à 100 % à ses deux héros fétiches. Il alterne avec d’autres thrillers tout aussi ambitieux comme Le manuscrit inachevé et sa fausse suite Il était deux fois (sorti dernièrement chez Pocket). 

Pour son retour en 2021, Franck Thilliez relance Sharko dans le bain. Mais pas là où l’avait laissé. Il fait un saut dans le temps pour raconter les débuts de ce flic d’élite, en 1991 au 36 du quai des Orfèvres. Nous sommes donc en 1991, Sharko à 30 ans, il vient de sortir de l’école d’inspecteurs et il n’y a ni téléphone portable, ni internet. Il faut se contenter du papier et du Minitel. Totalement inexpérimenté, Sharko a tout à apprendre. Mais déjà il fait preuve d’initiative. Ainsi il est à l’entrée du 36 quai des Orfèvres quand un homme s’y présente paniqué. Il vient de recevoir dans une lettre la photo d’une femme attachée sur un lit. Au dos du cliché, une adresse. 

■ Première autopsie 

Sharko s’y précipite et découvre sa première scène de crime. Une mise en scène macabre et une femme massacrée, au corps en pleine décomposition. Quand vient le moment de l’autopsie, le chef de Sharko exige qu’il soit présent. Une première qui ne se passe pas bien « Le teint cireux, Franck s’excusa et sortit. Il se per dit dans les couloirs, plein de rage, de colère, avec l’envie de fracasser toutes les portes devant lui. Quel humain était pré paré à voir un semblable se faire désosser comme une voiture dans une casse ? Il s’était attendu à ce que ce soit difficile, mais pas à ce point-là. » Le lecteur dé couvre un Sharko encore un peu tendre, mais déjà redoutablement intelligent. 

Cette première enquête, il va s’y investir à fond, encouragé par son chef, malgré l’hostilité de certains de ses collègues. 1991 est aussi l’occasion pour l’auteur de raconter la vie d’avant, quand il fallait chercher une cabine téléphonique pour prévenir ses supérieurs qu’on vient de découvrir un cadavre. Quand les archives se trouvaient dans des sous-sols sombres et qu’il fallait plusieurs minutes de re cherche pour dégotter un dossier oublié. 

On apprend enfin que Sharko avait une fiancée. Une certaine Suzanne qui n’est pas policière. Une gentille Nordiste qui n’a pas suivi son homme à la capitale mais qui lui envoie tous les soirs une lettre par fax. Car oui, à une époque, le fax était le summum de la modernité pour les gens pressés. 

 ➤ « 1991, la première enquête de Sharko », Franck Thilliez, Fleuve Noir, 22,90 € 

CINÉMA - Quand une femme se cache derrière une fenêtre


Tiré d’un roman signé A. J. Finn (paru en France aux Presses de la Cité et chez Pocket), le film La femme à la fenêtre est disponible depuis une semaine sur Netflix, plateforme de streaming qui a coproduit le long-métrage réalisé par le britannique Joe Wright

Le thriller, déjà bien angoissant, a donné un rôle en or à Amy Adams  qui endosse la personnalité très perturbée d’Anna Fox. Cette femme, psychiatre pour enfants, vit recluse dans son appartement depuis des mois. Elle ne peut plus sortir hors de ces murs depuis un choc émotionnel. Bourrée de médicaments, buvant sans doute un peu trop de vin, elle reçoit son psy chez elle deux fois par semaine et passe le reste de ses journées à regarder dans la rue. Quand une nouvelle famille s’installe dans l’immeuble en face, les Russell, elle ne peut s’empêcher de les surveiller. Et de se faire des films. Sur le père, la mère et le fils, un jeune adulte qui vient sonner chez elle. Mais quand elle assiste à un crime chez les Russell, elle décide de prévenir la police. 

Un véritable cauchemar va alors commencer pour cette femme à la fenêtre qui doute de plus en plus de sa santé mentale. Car il n’y a pas de cadavre, et la personne qu’elle a cru voir mourir n’est pas celle qu’elle croyait. Le téléspectateur est lui aussi ballotté entre doute et certitude, ne maîtrisant plus la limite entre réalité et fantasme. 

Pour interpréter cette femme au bord de la folie, Amy Adams a puisé dans ses ressources. Une performance incroyable qui aurait largement pu lui permettre de postuler à un prix d’interprétation si le film avait été sélectionné dans des festivals. 

dimanche 16 mai 2021

Thriller - Noirs séquoias

Olivier Bal a de la suite dans les idées. Après « L’affaire Clara Miller » (qui vient de sortir en poche chez Pocket), il relance son personnage principal de Paul Green dans un roman encore plus sombre. Le journaliste a tout plaqué. Il a roulé jusqu’au bout des USA. Il s’est arrêté dans l’Oregon, entre Pacifique et forêt de séquoias

Dans une cabane, avec un vieux chien, il laisse passer les jours, détaché de l’actualité. Tout change quand une nouvelle jeune femme disparaît dans la forêt à la sinistre réputation et qu’une gamine vient se réfugier dans sa modeste demeure. Il retrouve ses instincts d’enquêteur et va se lancer sur les traces de cet « homme rouge » tuant, à l’abri des regards, derrière les arbres géants de Redwoods. 

Un thriller qui vous fera prendre un grand bol d’air frais. Méfiance cependant, car dans les bois sans fin, personne ne vous entendra crier d’effroi. Un pageturner dépaysant et brillamment mené jusqu’au dénouement final. 

« La forêt des disparus » d’Olivier Bal, XO éditions, 19,90 € 

dimanche 9 mai 2021

Poches – Angoisse dans « La Vallée »

Dans ce thriller de Bernard Minier, toute la population d’une vallée des Pyrénées se retrouve coincée à la merci d’un tueur fou. Mais ce n’est pas n’importe qui se charge de l’enquête puisque l’auteur remet en selle son héros fétiche, Martin Servaz. En pleine nuit, le flic reçoit un appel affolé de Marianne. Son amour de jeunesse, mère de Gustav, a disparu depuis 8 ans. Elle lui explique qu’elle a réussi s’échapper, qu’il doit venir l’aider. 

L’intrigue fonctionne à merveille, l’isolement faisant augmenter l’angoisse. Servaz, entre vieux cauchemars et rêve d’une vie plus posée, va devoir batailler pour comprendre la mentalité de ces villageois qui ont beaucoup à cacher. 

➤ « La Vallée », Pocket, 8,40 € (Le nouveau roman de Bernard Minier, « La chasse », vient de sortir chez XO)

lundi 12 mars 2018

Roman - Livres de poche : la sélection du week-end

Sous la même étoile

Elle est étudiante en littérature, Israélienne, de passage à New York. Il est peintre, palestinien, et vit là depuis quelques années. Le hasard les a fait se rencontrer. Et s’aimer. Deux étrangers dans la ville. Sous la même étoile, enfin. Ce très beau roman d’amour de Dorit Rabinyan a été au centre d’un scandale retentissant après avoir été retiré des programmes scolaires israéliens.

➤ « Sous la même étoile », Pocket, 7,80 €



Ce vain combat que tu livres au monde

Ali et Malika forment un jeune couple joyeux, bien dans leur peau, bien dans leur siècle. Lui est ingénieur informaticien, elle, institutrice. Ils s’apprêtent à emménager ensemble lorsque l’entreprise d’Ali, poussée par des partenaires américains, l’évince d’un gros projet. Poussé par un cousin sur la voie de la radicalisation, Ali s’invente un combat contre le monde. Roman glaçant de réalisme de Fouad Laroui.

➤ « Ce vain combat que tu livres au monde », Pocket, 6,30 €

dimanche 25 février 2018

Livres de poche - La sélection du week-end : Claire Favan et Patricia Cornwel

Dompteur d’anges

Personne n’aime les tueurs d’enfants. En prison encore moins qu’ailleurs. Harcelé, battu, agressé quotidiennement sous le regard aveugle des matons, Max Ender vivra cinq ans d’enfer. Le crime qui l’a jeté là, Max ne l’a pourtant pas commis. Finalement innocenté, c’est un autre homme qui retrouve la liberté. L’homme à tout faire s’est mué en prédateur. Ses tortionnaires, il les châtiera un par un, par l’intermédiaire de leurs enfants, préalablement enlevés, dressés, domptés : les anges de sa vengeance, au glaive ensanglanté. Un thriller implacable de Claire Favan.

➤ « Dompteur d’anges », Pocket, 7,80 €

Chaos

Par une chaude soirée d’été, une cycliste est trouvée morte. Il semblerait que la jeune femme ait été agressée, mais les indices sont étranges : de petits éclats de verre sur le corps de la victime et une forte odeur de brûlé. Le Dr Kay Scarpetta est appelé sur les lieux. Nouvelle enquête de la célèbre héroïne de Patricia Cornwell

➤ « Chaos », Le Livre de poche, 8,40 €