Olivier Bal a de la suite dans les idées. Après « L’affaire Clara Miller » (qui vient de sortir en poche chez Pocket), il relance son personnage principal de Paul Green dans un roman encore plus sombre. Le journaliste a tout plaqué. Il a roulé jusqu’au bout des USA. Il s’est arrêté dans l’Oregon, entre Pacifique et forêt de séquoias.
Dans une cabane, avec un vieux chien, il laisse passer les jours, détaché de l’actualité. Tout change quand une nouvelle jeune femme disparaît dans la forêt à la sinistre réputation et qu’une gamine vient se réfugier dans sa modeste demeure. Il retrouve ses instincts d’enquêteur et va se lancer sur les traces de cet « homme rouge » tuant, à l’abri des regards, derrière les arbres géants de Redwoods.
Un thriller qui vous fera prendre un grand bol d’air frais. Méfiance cependant, car dans les bois sans fin, personne ne vous entendra crier d’effroi. Un pageturner dépaysant et brillamment mené jusqu’au dénouement final.
« La forêt des disparus » d’Olivier Bal, XO éditions, 19,90 €
