Marini, dessinateur suisse, était très « manga » à ses débuts. Quelques albums plus tard (notamment Rapaces avec Dufaux au scénario) il a affiné son trait et s'attaque dans le premier tome de ce « Scorpion » à la BD historique, dans l'Italie du XVIIIe siècle. Pour ce faire, avec Desberg au scénario, il reforme le duo de « L'étoile du désert ».
Armando Catalano a deux vies. Pour la haute ville il est un sympathique aventurier qui déniche des reliques dans les catacombes romaines. La nuit, dans la basse ville, il est le Scorpion, redoutable avec son épée, aimé de toutes les femmes. Mais le Scorpion gène, notamment le cardinal Trabaldi, impitoyable maître des moines-guerriers. Dans les coulisses du Vatican la lutte incessante entre le bien et le mal se poursuit.
Combats, bons mots, jolies filles et intrigues rythment cette BD qui se penche en filigrane sur l'origine des religions.
« Le Scorpion » (tome 1), Dargaud. (Album paru en 2000. Chronique publiée initialement dans Centre Presse Aveyron le 22 octobre 2000).
