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mercredi 24 février 2021

Série télé - On en reprendrait bien 9 fois


Arte, en lançant sa plateforme gratuite de séries françaises et en provenance du monde entier, a frappé un grand coup. En thérapie a battu des records de visionnage (nous y reviendrons la semaine prochaine), mais d’autres pépites méritent d’être savourées sur le site de la chaîne culturelle franco-allemand. Pépites qui, au passage, sont très souvent britanniques comme ce chef-d’œuvre de l’humour noir que sont les quatre saisons de Inside N°9. 

Diffusée sur la BBC depuis quatre ans, Inside N°9 affiche quatre saisons de six épisodes durant chacun 30 minutes. Écrits, interprétés et souvent réalisés par Steve Pemberton et Reece Shearsmith, ce n’est pas à proprement parler une série. On pourrait plutôt parler de collection où chaque œuvre a un rapport avec le chiffre 9. Souvent des adresses, mais aussi une galerie d’art (The Nine), ou la pointure d’une chaussure. Des courts-métrages où l’humour est omniprésent, sous toutes ses formes. Un ton très british, où l’absurde se taille la part du lion. Mais les deux artistes savent aussi faire parler le burlesque comme l’épisode Le silence est d’or, quasi muet, où deux cambrioleurs tentent de dérober une peinture à un collectionneur en plein divorce. 

Dans la saison 2, c’est l’épisode Les 12 jours de Christine qui marque les esprits. Sur un tout autre registre puisque c’est l’émotion qui l’emporte au final. Émotion aussi dans La loge de Bernie Clifton où deux vieux humoristes se retrouvent trente ans après leur séparation. Mais l’épisode le plus étonnant, voire dérangeant, reste sans conteste Un Noël endiablé de la saison 3. Un réalisateur commente la projection d’un film réalisé quelques années auparavant. Film bourré de clichés de piètre qualité. Mais… C’est ce mais qui fait tout le sel de Inside N°9 car en plus d’être parfaitement interprétées, ces petites histoires se terminent toujours par un coup de théâtre incroyable, transformant souvent notre perception des 25 premières minutes. On retrouve là toute la perfection de l’écriture anglaise dont Steve Pemberton et Reece Shearsmith sont un brillant exemple.