Affichage des articles dont le libellé est coiffure. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est coiffure. Afficher tous les articles

jeudi 8 mars 2018

De choses et d'autres - La coupe de la coupe mulet

Le problème des cheveux, quand on en a encore, c’est qu’ils n’arrêtent jamais de pousser. Et si on veut ne pas passer pour un homme des cavernes, il faut passer chez le coiffeur. Et répondre à la question subsidiaire qui dans mon cas me plonge toujours dans un abîme d’angoisse : « alors mon petit monsieur, comment vous les voulez ? Court devant, long derrière, oreilles dégagées, la raie à gauche ? » Comment expliquer à ce maître es ciseaux que je n’en ai pas la moindre idée. Juste qu’il me redonne un peu aspect humain...

C’est comme si chez le médecin ce dernier me demandait : « alors, cette maladie, vous la voulez bénigne, mortelle ou orpheline ? » Dans les deux cas, ce sont à eux les spécialistes de faire le choix. Même si chez le médecin je ne me souhaite pas une maladie mortelle. Idem, chez le coiffeur, jamais je ne demanderai une coupe mulet.

Sur ma coiffure, je n’ai pas d’avis sauf quand le ridicule met son grain de sel. Or la coupe mulet, qui a connu son heure de gloire dans les années 80, est assez rédhibitoire. Même si certains n’ont pas réussi à l’abandonner malgré la déprogrammation de MacGyver et la fin de carrière d’Andre Agassi. 

Pour preuve la semaine dernière s’est déroulée à Kurri Kurri (localité d’où serait originaire cette coiffure) en Australie le premier « Mulet Fest ». Un festival où tout le monde arbore cette coupe si spécifique : court devant, long sur la nuque. Il y avait même une compétition, avec prix à la clé. Un certain Shane Hanrahan a remporté le trophée toutes catégories, ses cheveux recouvrant presque ses fesses.

Par contre on ne connaît pas le résultat de la plus étrange des catégories (il y en avait cinq au total), celle dite « crasseuse ».  

vendredi 26 mai 2017

De choses et d'autres - Amazing Trump


Le premier voyage à l’étranger de Donald Trump est une mine pour les observateurs un peu critiques et prêts à relever toutes les gaffes, bévues et autres incongruités que le nouveau président ne manque pas de commettre. Après l’Arabie Saoudite il rejoint Israël. Dès la descente d’avion il se fend d’une déclaration et le fort vent qui souffle sur Tel Aviv suscite les pires craintes pour sa chevelure peroxydée. Baste, grâce à une couche de laque aussi performante qu’un bouclier anti-missiles et de la colle (peut-être la même que pour le dentier), sa coiffure bouge mais ne rompt pas.
On rit beaucoup moins quand il se rend au mémorial de la Shoah après un détour par le mur des Lamentations où tous les visiteurs de marque laissent un message dans le livre d’or. En 2008, Barack Obama avait rempli une page d’un texte poignant, où il insistait sur le besoin de se souvenir de ceux qui ont péri. Trump se contente de quatre lignes et d’une conclusion un peu abrupte et sans la moindre profondeur selon tous les observateurs : « So amazing + Will never forget » soit « C’est dingue + je n’oublierai jamais ! » Le « amazing » est pour le moins déplacé.
Suite du voyage au Vatican. Là, pas de déclaration mais des photos qui interpellent. Entre sa femme et sa fille, vêtues de noir, un crêpe sur les cheveux blonds, et un pape François taciturne, il est hilare. Le contraste entre son sourire et la gravité du pape est frappant. Enfin il rejoint la Belgique pour une réunion de l’Otan. Là aussi il en a sorti une belle, se déclarant particulièrement heureux de découvrir « cette belle ville qu’est la Belgique ».
Hier il a reçu pour la première fois en tête à tête Emmanuel Macron. S’il continue sur sa lancée, Trump pourrait, au choix, croire que Macron est toujours conseiller à l’Élysée, chercher Sarkozy dans la délégation ou draguer Sylvie Goulard la ministre des Armées françaises. 
(Chronique parue le 26 mai en dernière page de l'Indépendant)

jeudi 5 novembre 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Traquenard capillaire


Ma naïveté me perdra. Hier, je suis tombé dans un traquenard fomenté par des femmes, les êtres les plus retors de notre triste monde. S'il existe bien quelque chose que je déteste encore plus que de fêter mon anniversaire, c'est de me rendre chez le coiffeur. Sans doute des restes de traumatisme de l'enfance, le bruit et la sensation du coupe-chou sur la nuque me provoquent frissons et chair de poule. 
Hier, donc, mon épouse me demande de la conduire chez sa nouvelle coiffeuse à Saint-Cyprien. "Après on ira se promener sur la plage. Et manger un morceau face à la mer". Le piège parfait : l'alibi "estomac" fonctionne toujours avec moi. J'accepte de la conduire chez Cyprie & Co. J'attends sagement dans la voiture en écoutant la radio. J'aurais dû deviner le guet-apens en découvrant l'enseigne : salon de coiffure mixte. Depuis peu, Coralie, la patronne, a même créé un "poste homme barbier", preuve que l'invasion des hipsters touche aussi notre contrée pourtant très éloignée de la capitale. 
 Lorsque surgit mon épouse, une serviette entortillée autour de la tête, mon sort est scellé. "Si tu viens tout de suite, elles peuvent te coiffer en cinq minutes". Voilà comment, à mon corps défendant, je me retrouve entre les mains d'une charmante coiffeuse au savoir-faire indéniable qui a abondamment shampouiné puis débroussaillé ma tignasse de plus en plus grisonnante. Même pas le temps de réaliser ce qui m'arrive. 
 Les femmes sont redoutables, mais comme pour les piqûres, elles savent que le plus efficace reste l'effet de surprise.