Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
vendredi 24 avril 2020
De choses et d’autres - Du danger de se soigner avec des rumeurs
Je ne reviendrai pas sur ceux qui ont gobé le canular affirmant que le roquefort protégeait du coronavirus (lire en page 2 de notre édition d’hier). De même pas la peine de revenir sur les déclarations de Trump, toujours aussi à la pointe des innovations médicale qui envisage pour tuer le virus des injections de désinfectant ou un bombardement du corps aux ultraviolets…
Plus sérieusement, le gouvernement été obligé de prendre des mesures d’urgences pour contrer une autre rumeur sur un possible remède contre le covid-19. Une étude aurait démontré que les fumeurs sont moins atteints. Et des chercheurs amateurs de se demander si ce n’est pas tout simplement la nicotine qui protégerait l’organisme.
Conséquence des anxieux se sont précipités sur les substituts nicotiniques en vente libre pour arrêter de fumer. Patches et gommes à mâcher ont été victimes d’une véritable razzia malheureusement pas sans danger. Car trop de nicotine, surtout pour quelqu’un qui n’est pas dépendant, peut être très dangereux.
Résultat les ventes en pharmacie ont été limitées par l’État qui a de plus interdit la vente sur internet. La nicotine, comme la chloroquine, peut se révéler plus dangereuse que le coronavirus. Même si le plus grand danger pour la santé des Français reste leur incroyable naïveté pour ne pas dire bêtise.
lundi 8 janvier 2018
De choses et d'autres - Un génie, tout simplement
Le mot de ce début d’année ? Génie ! Comme le brillantissime président des États-Unis, Donald Trump. Auparavant, dans les cours royales, il existait des conteurs officiels chargés de tresser des couronnes de fleurs aux monarques. Forcément bons, bienveillants, intelligents. En un mot comme en cent: géniaux. Aujourd’hui ils sont remplacés par les services de communication officiels priés de prêcher la bonne parole. On explique les projets de loi, on justifie les décisions. Et on tente au passage, discrètement, de flatter un peu le patron.
Aux USA, depuis un an, les fameux services de cybernétique de la Maison Blanche ont du pain sur la planche. Pas pour faire l’apologie du boss, mais pour tenter de limiter sa communication triomphante. Car le monde entier doit le savoir: Donald Trump est un génie. Ce ne sont pas ses supporters ou des journalistes à sa botte qui le disent. C’est lui, en personne, à la première personne, dans des tweets qui vont encore beaucoup faire jaser. Le livre d’un ancien collaborateur ose l’attaquer. Réplique immédiate de Trump : c’est un gros loser alors que moi je suis un génie. La preuve ? Il a réussi dans les affaires, était une star de la télé et est devenu président des USA au premier essai.
Plusieurs élus démocrates se permettent de mettre en cause l’équilibre psychologique de Trump. La réponse réside sans doute dans l’analyse d’un psy justement. Pour lui, Trump agit comme un enfant. Il ne supporte pas la controverse, est persuadé d’avoir toujours raison et d’être le meilleur en toutes circonstances. Même avec le leader nord-coréen, qui présente lui aussi des airs poupins, il met son orgueil en avant en affirmant que son bouton rouge est le plus gros. Je ne vois qu’une solution pour que la marche du monde s’améliore : faire appel à Super Nanny.
lundi 6 novembre 2017
De choses et d'autres - Le Nobel de la Paix virtuel
L’information, futile, a pourtant fait le tour du monde la semaine dernière. Un employé de Twitter, pour son dernier jour de travail, a trouvé original de désactiver le compte de Donald Trump. Pas celui du président des États-Unis, popularisé par Barack Obama (au point qu’il ait récolté le surnom de Potus, abréviation de President of the United-States), mais le privé, celui du citoyen Trump. Un compte où le milliardaire attaque ses opposants et la presse quasiment tous les matins. Mais comme il est suivi par plus de 42 millions de personnes, la disparition dudit compte, même si elle n’a duré que 11 minutes, n’est pas passée inaperçue.
Un premier communiqué du réseau social a parlé d’un dysfonctionnement. Un peu plus tard Twitter a dévoilé le pot aux roses : un employé a volontairement fermé la boîte à messages de Donald Trump. C’était son ultime jour de présence et quitte à partir, autant le faire avec panache... Trump, qui ne s’est certainement pas aperçu de ces fameuses 11 minutes de « stand-by », a cependant réagi, dans un tweet - quoi d’autre ? - où il s’insurge des pratiques de cet « employé voyou ».
Le plus beau de l’histoire est à venir. Le. a citoyen.ne lambda ne connaît pas l’identité de cet « employé voyou», mais un mouvement sur internet est en train de grandir pour qu’il soit proposé au Nobel de la Paix. Ni plus ni moins. Car pour des milliers d’internautes, désactiver le compte de Trump c’est l’empêcher de lancer ses provocations et donc œuvrer pour la paix dans le monde. Le salarié viré est peut-être un voyou pour le président Trump, mais un héros aux yeux de milliers d’Américains qui veulent également qu’il soit réembauché chez Twitter. Et avec une promotion !
vendredi 26 mai 2017
De choses et d'autres - Amazing Trump
Le premier voyage à l’étranger de Donald Trump est une mine pour les observateurs un peu critiques et prêts à relever toutes les gaffes, bévues et autres incongruités que le nouveau président ne manque pas de commettre. Après l’Arabie Saoudite il rejoint Israël. Dès la descente d’avion il se fend d’une déclaration et le fort vent qui souffle sur Tel Aviv suscite les pires craintes pour sa chevelure peroxydée. Baste, grâce à une couche de laque aussi performante qu’un bouclier anti-missiles et de la colle (peut-être la même que pour le dentier), sa coiffure bouge mais ne rompt pas.
On rit beaucoup moins quand il se rend au mémorial de la Shoah après un détour par le mur des Lamentations où tous les visiteurs de marque laissent un message dans le livre d’or. En 2008, Barack Obama avait rempli une page d’un texte poignant, où il insistait sur le besoin de se souvenir de ceux qui ont péri. Trump se contente de quatre lignes et d’une conclusion un peu abrupte et sans la moindre profondeur selon tous les observateurs : « So amazing + Will never forget » soit « C’est dingue + je n’oublierai jamais ! » Le « amazing » est pour le moins déplacé.
Suite du voyage au Vatican. Là, pas de déclaration mais des photos qui interpellent. Entre sa femme et sa fille, vêtues de noir, un crêpe sur les cheveux blonds, et un pape François taciturne, il est hilare. Le contraste entre son sourire et la gravité du pape est frappant. Enfin il rejoint la Belgique pour une réunion de l’Otan. Là aussi il en a sorti une belle, se déclarant particulièrement heureux de découvrir « cette belle ville qu’est la Belgique ».
Hier il a reçu pour la première fois en tête à tête Emmanuel Macron. S’il continue sur sa lancée, Trump pourrait, au choix, croire que Macron est toujours conseiller à l’Élysée, chercher Sarkozy dans la délégation ou draguer Sylvie Goulard la ministre des Armées françaises.
(Chronique parue le 26 mai en dernière page de l'Indépendant)
lundi 27 février 2017
De choses et d'autres - Les craintes de Trump
Alors pour contrer le président US si décrié il ne reste plus que... la sorcellerie. Des sorciers du monde entier se sont donné rendez-vous vendredi soir devant la Trump Tower pour lancer un sort au vainqueur de l’élection. Le rituel sera reconduit à chaque lune décroissante jusqu’à son départ du bureau ovale. Paradoxal car si Trump avait vécu au Moyen âge, avec sa chevelure tirant sur le roux, il aurait vite terminé son mandat sur un bûcher. Pour sorcellerie justement.
mercredi 25 janvier 2017
De choses et d'autres - #FreeMelania
Si certains espéraient trouver en Melania, l’épouse de Donald Trump, la meilleure alliée du président US contre les millions de walkyries féministes déchaînées contre ses propos sexistes, ils déchantent. Au contraire la pauvre Melania s’érige en symbole des mauvais traitements d’un époux dominateur sur sa femme soumise.
La raison, quelques secondes filmées par CNN lors de l’investiture du magnat de la téléréalité. Melania est derrière lui, tout sourire. Trump se détourne, la regarde droit dans les yeux, semble prononcer une phrase très courte et se retourne vers la foule. La caméra suit l’expression de Melania qui perd instantanément son sourire et affiche une expression jugée par les internautes au mieux de petite fille grondée, au pire d’épouse désespérément malheureuse.
Il n’en fallait pas plus aux opposants de Trump pour lancer la grande opération «#FreeMelania», rapidement relayée part des millions de comptes Facebook ou Twitter. Car pour eux pas de doute, Melania est comme prisonnière. De la fonction, de son foyer, de son mari.
Mélania, cligne des yeux deux fois si tu as besoin d'aide dit celui-ci.
Certaines femmes de la « Women’s March » de samedi ont même fabriqué des pancartes avec ce slogan. Et d’autres ont spéculé sur le contenu de la boîte bleue offerte par Melania Trump à Michelle Obama : un simple post-it avec marqué dessus, en gros, « Help ! ». Cela semble farfelu, mais au vu des images, peut-être assez proche de la vérité.Je viens d'exploser de rire.#FreeMelania #WomensMarchOnWashington pic.twitter.com/fZdS2omKFT— Lee Corn (@Lee__Corn) 23 janvier 2017
jeudi 12 janvier 2017
DE CHOSES ET D'AUTRES - Contraste américain
Un mandat présidentiel aux USA dure quatre ans. Le sortant peut se représenter une fois, pas plus. Huit ans de pouvoir suprême, c’est le maximum. On ne sait pas encore si Trump briguera à nouveau le poste, mais il est certain que les quatre années qui s’annoncent seront riches en rebondissements. Et que beaucoup regrettent déjà la grande classe de Barack Obama. Encore plus quand les électeurs de Trump, souvent issus des classes défavorisées, ont découvert la composition de son cabinet, l’équivalent de notre gouvernement. Banquiers et chefs d’entreprises se partagent les meilleurs postes. Quartz, un site américain, estime à près de 9,5 milliards les fortunes personnelles des 17 premiers responsables choisis par Trump. Une somme qui représente ce que possèdent les 109 millions d’Américains les plus pauvres. Ces derniers espèrent une vie meilleure avec l’accession de Trump au pouvoir. Le fameux rêve américain.
Pour le coup, j’ai comme un sacré doute. Étrange démocratie qui donne la victoire au candidat arrivé second en nombre de voix et empêche un président sortant apprécié de se représenter.
mardi 6 décembre 2016
De choses et d'autres - 2016, hécatombe politique
jeudi 10 novembre 2016
De choses et d'autres - Trump à la Maison Blanche, vers quatre ans de téléréalité
Enfin ce n’est pas moi directement qui ai perdu quoi que ce soit. Par contre les hispaniques, les femmes, les noirs, les musulmans et d’une façon plus générale tout ce qui n’est pas blanc, mâle et plutôt riche, risquent de vivre quatre années terribles. La présidence Trump a toutes les chances de s’apparenter à une longue, très longue, émission de téléréalité. Car le personnage, sorte de bateleur de l’ère 2.0, semble toujours avoir une idée pour repousser les interdits, aller plus loin dans le trash. Trump au pouvoir c’est Nabilla, sans téléphone mais avec le doigt sur le bouton qui déclenche le départ des ogives nucléaires dirigées sur celui qu’il veut « éliminer » du prochain épisode.
A moins qu’il n’ait fait tout cela que pour la gloriole. Un caprice de gosse de riche qui prend le pari qu’il deviendra président des USA. Son dernier challenge. Une fois ce Graal atteint, espérons que la raison lui reviendra, qu’il ne fera pas trop de de bêtises avec ses nouveaux joujoux.
Le dernier mot revient au cinéaste Michael Moore quand il tweete, quelques minutes après le résultat, « Quelle que soit l’issue, c’est ainsi que tout a commencé ».
mardi 11 octobre 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Les trumpettes de la renommée
lundi 14 mars 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Trump ou Sanders ?
Pour la première fois, ce feuilleton-réalité se permet une incursion du genre action après les incidents violents de Chicago. La faute à Donald Trump qui, s'il avait vécu au temps de la conquête de l'Ouest, aurait eu le verbe haut et la gâchette facile. Son programme, ouvertement raciste et anti-immigrés, déchaîne les passions. Ses opposants se manifestent trop bruyamment ? Trump demande à ses partisans de "cogner" sur ces importuns. Lui-même, en plein discours, avoue avoir envie de "frapper au visage" les perturbateurs.
Le milliardaire pousse le bouchon encore plus loin en assurant qu'il prendrait en charge les frais d'avocats des militants poursuivis. Il voudrait mettre le pays à feu et à sang qu'il ne s'y prendrait pas autrement.
En face, Bernie Sanders, celui que Trump qualifie de "communiste", tente de rattraper son retard sur Hillary Clinton. Paradoxe, malgré ses idées très à gauche, les plus pauvres - Noirs et Hispaniques - ne lui accordent pas leur soutien.
S'il accomplit l'exploit de battre l'ancienne première dame au cours des primaires démocrates, les électeurs américains, le 8 novembre, se retrouveront face au choix des extrêmes. Un peu comme si en France, le second tour de la présidentielle opposait Marine Le Pen à Olivier Besancenot. Un sacré scénario qui changerait du trop prévisible remake de "Sarkozy vs Hollande".
mercredi 10 février 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Singeries
Le singe chinois de 2016, parmi les nombreuses joyeusetés dont il pourrait être responsable, va faire monter d'un cran la tension internationale et la crise économique. La faute au feu, élément associé à cette année. Or, selon les maîtres du feng shui, cette conjonction, heureusement très rare, provoque disputes et maladies. Par extrapolation, cela nous mène aux armes et aux missiles. Justement, la Corée du Nord a tiré une fusée le week-end dernier. Fusée qui ressemble plus à un missile balistique qu'à un vaisseau spatial.
Mais comme toujours dans l'art de la divination et des prévisions astrologiques, on y trouve un volet positif. Le singe favorise aussi les technologies. Conclusion : des découvertes et innovations majeures sont au programme des 12 prochains mois.
Surtout, le singe est bienveillant avec les femmes. 2016 sera une année exceptionnelle pour elles. Tout leur réussira et elles prendront systématiquement le dessus face aux hommes. Hillary Clinton y croit. À moins que Donald Trump, prêt à tout pour accéder au Graal suprême, se fasse opérer pour changer de sexe. Il a déjà la coiffure qui va avec.
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