Comme chaque été, Louison et sa grande sœur vont passer les grandes vacances chez leur grand-mère. Une grande maison, avec un jardin, pas loin de la mer. Sur ce début de situation tout simple, Elizabeth Holleville greffe plusieurs ramifications à un récit tournant autour du souvenir et des fantômes. Le fantôme c’est celui de Lise, la sœur de la grand-mère. Lise bloquée dans cette maison sous son apparence de petite fille sage.
Louison trouvera chez elle une oreille attentive à ses interrogations car elle bascule dans l’adolescence, mais à reculons. Si sa sœur et ses cousines ne pensent plus qu’aux garçons, elle a encore une grande tendresse pour ses jouets de plastique.
Ce long récit de plus de 250 pages aborde aussi avec délicatesse la maladie d’Alzheimer, l’homosexualité et les querelles de voisinage. Un roman graphique à emporter pour vos vacances, sauf si vous n’aimez pas vous faire peur le soir dans votre chambre obscure, aux craquements sinistres et inquiétants...
«L’été fantôme », Glénat, 25 €


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