Le dessin d'humour ou cartoon a besoin d'un dépoussiérage. Les histoires de maris trompés ne font plus beaucoup rire. Excepté quand Thiriet et Larcenet se mettent à délirer sur ces standards de l'humour franchouillard.
L'amour virtuel par exemple est brocardé dans un gag qui devrait rester dans les annales de l'humour absurde. Une femme est surprise, nue, au lit, avec son amant dont la tête est remplacée par un écran d'ordinateur. Le mari vient d'entrer dans la chambre. Lui aussi a un écran à la place de la tête. Et la femme de s'exclamer : « Ciel !! Le site de mon mari! ».
Des délires de ce type il y en a en moyenne trois par page. On atteint des sommets dans le non-sens. Airbag anticambriolage, funambule en grève, jacuzzi pour mouche, WC photomaton, ascenseur micro-ondes, casting pour l'homme invisible ou « va-chercher-la-baballe » virtuel, les inventions du duo sont toutes plus délirantes les unes que les autres.
« La vie est courte », tome 3, Dupuis. (Album paru en 2000. Chronique publiée initialement le 8 octobre 2000 dans Centre Presse Aveyron)

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