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mardi 22 mars 2022

Série télé - Toni Colette cache « Son vrai visage » sur Netflix


Pour survivre dans notre société, mieux vaut parfois porter des masques. Un faux visage, une autre identité, pour simplement exister loin d’un passé encombrant. La série Son vrai visage de Charlotte Stoudt d’après un roman de Karin Slaughter, actuellement sur Netflix, exploite à fond ce principe en dévoilant, épisode après épisode, le passé d’une mère de famille tout ce qu’il y a de normale. A priori…

Avant de plonger dans le passé de Laura Oliver (Toni Colette), on découvre le quotidien peu intéressant de sa fille, Andy (Bella Heathcote). La trentaine, célibataire, elle travaille de nuit au standard de police secours de la petite ville de Belle Isle en Georgie. Elle vit toujours chez sa mère qui est rééducatrice pour des vétérans de l’armée américaine blessés au combat. Quand elles sont prises dans une fusillade dans un restaurant, Laura fait tout pour protéger sa fille, tuant l’agresseur d’un coup de couteau. Devenue célèbre, une véritable héroïne, Laura panique et demande à sa fille de partir le plus loin possible dans une voiture cachée et avec 500 000 dollars en cash. Andy va obéir dans un premier temps puis se poser bien de questions et finalement faire demi-tour et demander des explications à cette mère qui semble avoir de lourds secrets. 

Les huit épisodes, très rythmés, passent par de nombreux retour en arrière, quand Laura avait 18 ans (Jessicca Barden), était une pianiste célèbre tombée sous la coupe d’un homme malfaisant. Le meilleur reste la relation compliquée entre mère et fille, comme si une séparation était impossible entre ces deux femmes fusionnelles.

 


dimanche 2 mai 2021

CINÉMA. Un équipage perdu dans le désert spatial

L’espace est de nouveau à la mode. Le départ de Thomas Pesquet pour l’ISS la semaine dernière correspondait à la sortie sur Netflix du film Le passager N°4 réalisé par Joe Penna. Le problème c’est que la réalité semble plus spectaculaire que la fiction dans ce cas précis. De cette intrigue, aussi vide que l’espace entourant la fusée à destination de Mars, on ne retiendra qu’une bonne idée qui renforce le huis clos. 

Quand les membres de l’équipage communiquent avec la terre, on n’entend jamais ce que disent les techniciens restés sur place. On devine simplement qu’ils n’ont pas de solution au problème du moment. Le film débute par le décollage du module. Il va vers Mars. Un voyage de deux ans pour les trois occupants : la pilote (Toni Colette) et deux scientifiques (Anna Kendrick et Daniel Dae Kim). Mais au bout d’une journée de vol, ils découvrent un technicien blessé dans un module servant à produire l’oxygène. Non seulement ils se retrouvent à quatre dans un espace exigu mais en plus le fameux oxygène se met à manquer. 

Les savants font leur calcul. La réserve n’est plus suffisante pour rejoindre Mars. Les trois quarts du film sont donc des prises de tête pour savoir qui sacrifier, comment trouver de l’oxygène et si le jeu en vaut la chandelle. 

Au final ce 4e passager est beaucoup moins regardable que le double (Alien, le 8e passager), sorti en 1979.