L’espace est de nouveau à la mode. Le départ de Thomas Pesquet pour l’ISS la semaine dernière correspondait à la sortie sur Netflix du film Le passager N°4 réalisé par Joe Penna. Le problème c’est que la réalité semble plus spectaculaire que la fiction dans ce cas précis. De cette intrigue, aussi vide que l’espace entourant la fusée à destination de Mars, on ne retiendra qu’une bonne idée qui renforce le huis clos.
Quand les membres de l’équipage communiquent avec la terre, on n’entend jamais ce que disent les techniciens restés sur place. On devine simplement qu’ils n’ont pas de solution au problème du moment. Le film débute par le décollage du module. Il va vers Mars. Un voyage de deux ans pour les trois occupants : la pilote (Toni Colette) et deux scientifiques (Anna Kendrick et Daniel Dae Kim). Mais au bout d’une journée de vol, ils découvrent un technicien blessé dans un module servant à produire l’oxygène. Non seulement ils se retrouvent à quatre dans un espace exigu mais en plus le fameux oxygène se met à manquer.
Les savants font leur calcul. La réserve n’est plus suffisante pour rejoindre Mars. Les trois quarts du film sont donc des prises de tête pour savoir qui sacrifier, comment trouver de l’oxygène et si le jeu en vaut la chandelle.
Au final ce 4e passager est beaucoup moins regardable que le double (Alien, le 8e passager), sorti en 1979.
