Ce n’est pas une première, mais Equinox, série danoise diffusée depuis le début de l’année sur Netflix, est tirée d’un podcast. Plus étonnant, c’est la créatrice du programme sonore, Téa Lindeburg qui signe l’adaptation et la réalisation de son programme original. Une première saison de six épisodes où l’angoisse va crescendo pour le plus grand plaisir des accros au suspense et aux légendes nordiques.
Tout débute en 1999. Les bacheliers, comme de coutume dans ce pays, vont faire la fête pour célébrer leur diplômes. Ils partent dans un bus mais la majorité d’entre eux ne reviendront jamais à la maison. Tous disparus sauf le chauffeur et trois lycéens complètement amnésiques et traumatisés. Parmi les évaporés, Ida, la grande sœur d’Astrid, l’héroïne d’Equinox. On la retrouve adulte, interprétée par Danica Curcic, animatrice radio. Quand elle reçoit un appel d’un des trois rescapés, elle quitte tout et va tenter d’enfin découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa sœur.
Elle va prétexter la réalisation d’une émission radio pour rencontrer les différents protagonistes. Les rescapés, le chauffeur, les professeurs des élèves. Mais plus elle rencontre les acteurs de ce drame, moins elle y voit clair. Surtout, elle a l’impression de devenir folle, comme si des puissances occultes tentaient de la freiner dans son enquête.
On est rapidement happé par l’ambiance. Danica Curcic, l’actrice principale, apporte une fragilité à l’héroïne. Reste à la fin de l’histoire cette grande question existentielle : suite ou pas suite ? Pour l’instant, rien ne serait décidé… Mais le succès d’Equinox sur Netflix pourrait faire pencher la balance vers une saison 2 qui devrait permettre d’éclaircir certains points restés encore obscurs.
