Sur Netflix, les Alice asiatiques sont à la mode. Après la série japonaise Alice in Borderland adaptée su manga, voici Alice (tout court), série coréenne mêlant romanche, histoire familiale et… voyage dans le temps. Comme toujours dans ces dramas coréens, tout débute sur les chapeaux de roues, déroutant un peu le spectateur européen plus habitué à une mise en place lente et didactique des personnages et de la situation.
On plonge donc directement dans l’action avec deux agents (un couple) venus du futur, à la recherche d’un livre maudit. Ils le trouvent, mais quand la femme apprend qu’elle est enceinte, elle décide de rester à cette époque, s’éclipsant et se fondant dans la Corée des années 90.
30 années plus tard, elle est morte assassinée et son fils est devenu policier. Un jeune homme dénué de tout sentiment (presque une marque de fabrique des séries coréennes) décidé à retrouver les assassins (venus du futur, mais il ne le sait pas encore), de sa mère. Il va se retrouver sur leurs traces en enquêtant sur l’enlèvement d’une fillette. Cette dernière, après trois jours de disparition, prétend qu’elle était avec sa mère. Mais cette dernière était à l’étranger.
Premier paradoxe temporel dans cette série emberlificotée dans les passages entre différentes époques. Cela se complique quand le policier croise la route d’une scientifique ressemblant trait pour trait à sa mère décédée. Si l’on oublie la longueur de certaines scènes (la série s’étale sur 16 épisodes de plus d’une heure), on se trouve face à une production ambitieuse visuellement, soignée au niveau de l’intrigue et pleine de rebondissements. Les amateurs de SF apprécieront.
