Qui est Auréline ? Catin de luxe, artiste ratée, folle paranoïaque ? Dans les premières pages du roman, au cours de l'enterrement de l'héroïne, le lecteur se pose la question. Elle restera sans réponse tout au long de ce roman de Jean-Pierre Milovanoff.
Maxime est un adolescent complexé. Il se sou-vient. Dans les dunes de Camargue, il a vu une femme, merveilleuse. Il en tombe amoureux fou. Cette femme c'est Auréline. Il la retrouve quelques mois plus tard derrière le comptoir d'une mercerie. Elle semble s'y ennuyer ferme. Maxime n'ose pas lui déclarer sa flamme.
Auréline qui va quitter Nîmes pour faire carrière aux USA, faire-valoir d'un magicien dans un premier temps puis actrice et chanteuse.
Mais la gloire est éphémère. De retour au pays, elle croise à nouveau le chemin de Maxime. Il est devenu musicien. Pas un grand concertiste. Simplement un pianiste de jazz qui officie dans les bars, les palaces voire les maisons de retraite.
Au fil des pages on s'identifie à Maxime, le narrateur. On idéalise cette femme, on se met à l'aimer.
"Auréline", Jean-Pierre Milovanoff, Grasset. (Roman paru en 2000, chronique publiée initialement le 1er octobre 2000 dans Centre Presse Aveyron)
