mardi 16 juin 2026

Autobiographie – Le fils du diable parle

Les thrillers de Jean-Christophe Grangé ont fait frémir des millions d'amateurs de sensations fortes. Des situations parfois extrêmes, de véritables cauchemars éveillés. En décidant de raconter son enfance dans « Je suis né du diable », l'auteur des Rivières pourpres donne plusieurs clés sur les origines de son inspiration. Il résume cela dans ces quelques mots : « Mon père n'était ni au mauvais père ni un mari violent. Il était, purement et simplement, le diable. » Ce père honni, cette mère qui l'a sauvé et cette certitude qu'il devait devenir un artiste célèbre ont rythmé les jeunes années de Jean-Christophe Grangé. 

Après des études très poussives et une longue période au cours de laquelle il tente de devenir riche en composant de la musique, le jeune Grangé se découvre des facilités d'écriture. Il fera beaucoup de publicités et des textes alimentaires écrits au kilomètre. Puis ce seront des reportages partout dans le monde. Des récits pour accompagner le travail de grands photo-reporters

Jusqu'à la parution de son premier roman et le succès phénoménal de son second. On découvre un écrivain parfois très dépressif, rongé par le doute, obligé de s'abîmer dans des routines. Un simple humain, fragile, finalement très loin du fameux diable paternel.

« Je suis né du diable », Jean-Christophe Grangé, Albin Michel, 336 pages, 21,90 €

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