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vendredi 23 février 2018

De choses et d'autres - Les poulets battent de l’aile

Bâtir sa réputation sur un seul produit est risqué. Car si l’on tombe en rupture de stock, tout l’édifice s’écroule. Prenez la chaîne de restaurants KFC (Kentucky Fried Chicken) en Grande-Bretagne, spécialisée dans le poulet frit. Sans poulet, plus de menu. Conséquence, plusieurs enseignes ont dû se résigner à fermer temporairement leurs portes face au mécontentement croissant des amateurs. Une grogne qui a même poussé la police anglaise à communiquer sur Twitter pour préciser qu’elle n’avait aucun pouvoir sur cette pénurie. A croire que les Anglais, même les fous de poulet frit, sollicitent au quotidien les bobbies pour régler tous leurs problèmes.

Mais comment KFC a-t-elle pu se retrouver en rupture de stock ? Pour une fois ce n’est pas la faute aux éleveurs. Ni à la grippe aviaire. Le souci vient de l’acheminement de la viande. KFC a changé de transporteur. Le marché est revenu à DHL, un des poids-lourds mondial du transport de marchandise. Mais visiblement entre des colis en carton et de la viande fraîche, la différence de logistique est mal appréhendée ou l’infrastructure inadaptée, allez savoir. En tous les cas, les morceaux de poulet se sont égarés et les cuistots n’ont plus rien eu à frire.

Que l’on rassure les amateurs britanniques de ce genre de préparation, la situation devrait revenir à la normale dans quelques jours. En attendant, s’ils sont véritablement en manque, on peut leur conseiller d’acheter de la volaille dans une boucherie et de tenter de trouver une alternative à la friteuse. Parce que quand même, le problème des fast-foods tout comme leur attrait, se résument en un mot : gras. Ainsi la diète forcée de KFC pour les plus « accros » leur aura permis de surseoir à leur probable infarctus. 

vendredi 6 février 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Philippins sans pain

Chers lecteurs végétariens, ne lisez pas les lignes qui suivent. Les Philippins n'aiment pas le pain. Ils se retrouvent du coup champions d'un hot dog bien chargé en calories (et c'est un euphémisme). La chaîne de restauration rapide KFC teste une version de ce sandwich... sans pain. La saucisse chaude reste toujours d'actualité, mais servie entre deux tranches de poulet frit. Le « Double down dog » est garanti 100 % viande.  

Les « carnassiers » européens -aussi nombreux soient-ils- n'auront pas la chance de le déguster dans les KFC locaux. Ce hot dog, testé durant deux jours en janvier dans quelques points de vente, a finalement intégré définitivement la carte de tout le réseau philippin en raison de son succès. Car si tous les diététiciens de la planète s'insurgent contre cette hérésie (une recette infaillible pour faire exploser diabète, obésité, goutte et maladies cardiaques ces prochaines années dans l'archipel de 100 millions d'habitants), les clients, eux, en redemandent.
Mais à bien y réfléchir, est-il plus irresponsable de vendre ces « total look viande » que de proposer des buffets libres, pratique de plus en plus courante dans la région ? Ils s'avèrent certainement plus problématiques pour qui n'arrive pas à se raisonner. Sans compter le gaspillage généré par cette nourriture proposée à volonté.
La défense de KFC aux Philippines se positionne de toute manière sur un autre terrain : le hot dog à la viande serait un peu moins calorique qu'un double cheeseburger. En vente libre, partout dans le monde, depuis des décennies. Doublement effrayant.