Après plus de deux ans d’attente, la saison 2 de la série hospitalière française Hippocrate débarque en coffret DVD chez Studiocanal. Une suite très attendue et qui n’a pas déçu les très nombreux fans de la série créée par Thomas Lilti, lui-même médecin en plus d’être cinéaste.
À la base Hippocrate a pris la forme d’un film avec Vincent Lacoste et Reda Khateb. Puis l’univers s’est enrichi pour devenir une série. Quatre personnages principaux pour raconter le quotidien d’un hôpital. Trois internes Chloé (Louise Bourgoin), Hugo (Zacharie Chasseriaud) et Alyson (Alice Belaïdi) ainsi que d’Arben (Karim Leklou), médecin légiste. Le quatuor revient alors que l’hôpital est en pleine effervescence. Une vague de froid s’abat sur la ville et une canalisation explose provoquant l’inondation du service des urgences dirigé par le docteur Olivier Brun (Bouli Lanners). Ce dernier décide d’investir le service de médecine interne et de réquisitionner les trois internes.
Un changement radical pour les trois jeunes toubibs. Si Alyson adore, vivant intensément cette course effrénée, Hugo est plus mitigé car cantonné au rôle de médecin chargé du tri à l’arrivée des patients.
Quant à Chloé, c’est la plus en difficulté. Gravement malade, une main quasiment paralysée, elle ne peut se charger que des petits bobos. Elle sent sa motivation l’abandonner. La vie dans les urgences permet de découvrir d’autres personnages comme Igor (Théo Navarro-Mussy), un jeune urgentiste à peine entrevu dans la saison 1 et qui tente de rassurer les internes. Quant au chef, interprété par un Bouli Lanners d’une incroyable véracité, il tente de maintenir le bateau à flot. Malgré le changement de local, l’absence de lits et de médecins. Une force de la nature, toujours sur la brèche, qui sait être compréhensif mais qui fait peur quand il pique une gueulante.
C’est tout le malaise de l’hôpital français actuel qui est raconté dans cette seconde saison, avec des hommes et des femmes dévoués, qui font le maximum mais qui ne peuvent pas faire de miracles quand on est obligé de pratiquer la médecine dans des services en « mode dégradé ».

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