Dans les premières pages de cet album écrit et dessiné par Joann Sfar, le professeur Bell n'est pas au mieux de sa forme. Pour fuir la réalité il va délaisser, le temps d'une soirée, l'alcool pour la cocaïne.
Le calme angoisse ce héros qui aime être entouré de meurtres, monstres et d'horreurs. Il part donc dans les bas-fonds d’Édimbourg et sauve deux poupées vivantes : un prêtre et un rabbin. Ensemble, ils doivent retrouver leur taille normale et aller à Jérusalem pour empêcher le diable de quitter la ville. Tous les mille ans il revient et tente d'étendre son pouvoir sur l'ensemble du monde. La lutte sera mémorable d'autant que le démon a pour alliée une charmante autochtone.
Joann Sfar avoue s'être fait plaisir en réalisant cet album. Il donne une vision très personnelle de la ville éternelle, mêlant sans vergogne effets gore et théorie religieuse, donnant un peu plus d'humanité à son héros.
« Professeur Bell » (tome 2), Delcourt. (Chronique publiée initialement en août 2000 dans Centre Presse Aveyron)

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