Si vous avez un mauvais souvenir de vos séjours en colonie de vacances, dites-vous qu'il peut y avoir pire. Joey Cormeau, auteur canadien de Nouvelle-Écosse, envoie Martin dans un camp de vacances religieux dans les bois et au bord de l'océan. Une grande première pour ce presque ado très fusionnel avec sa mère. C'est cette dernière qui décide de le confier aux religieux quand elle a l'opportunité de travailler comme spécialiste des effets spéciaux sur un film d’horreur en tournage à Toronto. Martin découvre la vie en communauté, les filles et, pas de chance, la folie d'un curé qui se transforme en tueur en série sadique et vicieux.
Il y a plusieurs intérêts à se plonger dans ce roman de genre. Les bains de sang et multiples façons de trucider les enfants (cutter, hache, noyade...). La petite romance entre Martin et Joan (rien de plus romantique que l'éclosion d'un amour de vacances). Enfin la complicité entre le jeune héros et sa mère célibataire. Elle a communiqué sa passion des films d'horreur à son fils. Il connaît tous les grands succès slasher (l'arme est un couteau). Une science qui pourrait lui être très utile.
« Massacre au camp de vacances » de Joey Cormeau, Fleuve – Styx, 240 pages, 19,95 €

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