Etonnant comment une œuvre littéraire qui a plus d’un siècle continue au quotidien à alimenter l’imaginaire de toute la planète. Quand Sir Arthur Conan Doyle a écrit les premières lignes de Une étude en rouge, il ne se doutait sans doute pas que son personnage de Sherlock Holmes deviendrait une légende. Les adaptations cinématographiques se comptent en centaines et cet univers de la capitale anglaise de la fin du XIXe siècle est une nouvelle fois au centre de l’intrigue des Irréguliers de Baker Street, série proposée sur Netflix. Créée par Tom Bidwell, la série anglaise raconte comment une bande de gamins des rues va être contactée par le docteur Watson pour aider le grand Sherlock dans ses enquêtes. Ces ados, orphelins vivant de rapines, habitent à quelques rues du 221b Baker Street, la maison du détective. Ils sont quatre à s’entraider depuis des années. Béa, la plus mûre, qui fait office de mère de substitution, Jessie, sa petite sœur, en proie à d’horribles cauchemars, Billy, grand échalas parfois violent et Spike, métis malicieux. Ils seront rejoints par Léo. Ce dernier, héritier de la reine d’Angleterre, se glisse incognito dans la bande pour quitter la protection du palais.
Le duo Sherlock - Watson entièrement revisité
La série surfe sur la vague fantastique. Le fil rouge montre comment un magicien tente de profiter d’une brèche entre deux mondes pour devenir un dieu. Ce qui marque surtout dans cette série c’est le duo Sherlock/Watson, très éloigné des personnages originaux. Le docteur est carrément amoureux de Sherlock. Mais ce dernier, complètement bouleversé par la disparition de sa compagne, a sombré dans la drogue. Une épave qui a bien besoin des gamins pour résoudre quelques affaires et contrer le magicien maléfique.
Les huit épisodes sont très sombres, le final spectaculaire et les amours nouées au cours de l’histoire trop compliquées pour être prolongées. Une noirceur assez étonnante en 2021.

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