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dimanche 27 juin 2021

Humour - Peut-on se moquer des pigeons ?

Le dessin d’humour américain est d’une étonnante vitalité. Il est vrai que de l’autre côté de l’Atlantique c’est considéré comme un art majeur.

La preuve Steve Martin, célèbre comédien comique, lauréat d’un Oscar, par ailleurs romancier, a souhaité distiller son humour absurde dans des dessins. Il admire la concision et l’efficacité du média. Notamment quand c’est dessiné par Harry Bliss, autre célébrité de l’humour américain qui publie un dessin tous les jours dans des dizaines de journaux aux USA.

Dans ces 140 pages on retrouve pas mal de pigeons, des chiens, des chats et autres animaux parlants. S’ils sont parfois ridicules, souvent c’est l’inverse et ce sont les humains qui en prennent pour leur grade. Comme cet astronaute qui, au moment de planter pour la première fois le drapeau US sur le sol de Mars se dit : « J’espère seulement que je ne serai pas réduit à ça dans l’histoire. »

Et pour prouver que la dérision est la valeur sûre de ce recueil, les deux auteurs se moquent d’eux mêmes lorsqu’ils sont en plein travail de création. 

« Une abondance de pigeons »,  de Steve Martin et Harry Bliss, Baker Street, 20 € 

jeudi 29 avril 2021

Série télé - Baker Street fait toujours rêver


Etonnant comment une œuvre littéraire qui a plus d’un siècle continue au quotidien à alimenter l’imaginaire de toute la planète. Quand Sir Arthur Conan Doyle a écrit les premières lignes de Une étude en rouge, il ne se doutait sans doute pas que son personnage de Sherlock Holmes deviendrait une légende. Les adaptations cinématographiques se comptent en centaines et cet univers de la capitale anglaise de la fin du XIXe siècle est une nouvelle fois au centre de l’intrigue des Irréguliers de Baker Street, série proposée sur Netflix. Créée par Tom Bidwell, la série anglaise raconte comment une bande de gamins des rues va être contactée par le docteur Watson pour aider le grand Sherlock dans ses enquêtes. Ces ados, orphelins vivant de rapines, habitent à quelques rues du 221b Baker Street, la maison du détective. Ils sont quatre à s’entraider depuis des années. Béa, la plus mûre, qui fait office de mère de substitution, Jessie, sa petite sœur, en proie à d’horribles cauchemars, Billy, grand échalas parfois violent et Spike, métis malicieux. Ils seront rejoints par Léo. Ce dernier, héritier de la reine d’Angleterre, se glisse incognito dans la bande pour quitter la protection du palais. 

Le duo Sherlock - Watson entièrement revisité

La série surfe sur la vague fantastique. Le fil rouge montre comment un magicien tente de profiter d’une brèche entre deux mondes pour devenir un dieu. Ce qui marque surtout dans cette série c’est le duo Sherlock/Watson, très éloigné des personnages originaux. Le docteur est carrément amoureux de Sherlock. Mais ce dernier, complètement bouleversé par la disparition de sa compagne, a sombré dans la drogue. Une épave qui a bien besoin des gamins pour résoudre quelques affaires et contrer le magicien maléfique. 

Les huit épisodes sont très sombres, le final spectaculaire et les amours nouées au cours de l’histoire trop compliquées pour être prolongées. Une noirceur assez étonnante en 2021.   


lundi 25 mai 2015

BD - Les francs-tireurs de Sherlock Holmes


On ne dira jamais assez comme il est important de laisser le temps à une série pour s'installer. « Les quatre de Baker Street », scénarisée par Djian et Legrand et dessinée par Etien aurait pu disparaître au terme des deux albums classiques de ce genre de production. Par chance, les aventures de ces trois gamins des rues (et leur chat) dans le Londres de Sherlock Holmes a séduit suffisamment de lecteurs pour qu'elle se prolonge au-delà. Non seulement les histoires en ont gagné en qualité, mais le dessin d'Etien s'est affirmé pour atteindre une qualité irréprochable. 
Dans ce tome 6, les trois amis se cachent toujours dans le grenier de Sherlock, lui-même devenu invisible car se faisant passer pour mort. Le détective se dissimule pour terminer de démanteler le réseau de Moriarty. Il a dans son viseur l'homme du Yard, le superintendant Blackstone. Mais ce dernier est lui aussi à la manœuvre et comprend que la meilleure façon de faire sortir Holmes de sa cachette est de débusquer Billy, Charlie et Tom. L'histoire se déroule en grande partie dans le quartier irlandais de Londres, dans ce ghetto où la police n'est pas la bienvenue. Les Anglais non plus...

« Les quatre de Baker Street » (tome 6), Vents d'Ouest, 14,50 €