Affichage des articles dont le libellé est baker street. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est baker street. Afficher tous les articles

dimanche 27 juin 2021

Humour - Peut-on se moquer des pigeons ?

Le dessin d’humour américain est d’une étonnante vitalité. Il est vrai que de l’autre côté de l’Atlantique c’est considéré comme un art majeur.

La preuve Steve Martin, célèbre comédien comique, lauréat d’un Oscar, par ailleurs romancier, a souhaité distiller son humour absurde dans des dessins. Il admire la concision et l’efficacité du média. Notamment quand c’est dessiné par Harry Bliss, autre célébrité de l’humour américain qui publie un dessin tous les jours dans des dizaines de journaux aux USA.

Dans ces 140 pages on retrouve pas mal de pigeons, des chiens, des chats et autres animaux parlants. S’ils sont parfois ridicules, souvent c’est l’inverse et ce sont les humains qui en prennent pour leur grade. Comme cet astronaute qui, au moment de planter pour la première fois le drapeau US sur le sol de Mars se dit : « J’espère seulement que je ne serai pas réduit à ça dans l’histoire. »

Et pour prouver que la dérision est la valeur sûre de ce recueil, les deux auteurs se moquent d’eux mêmes lorsqu’ils sont en plein travail de création. 

« Une abondance de pigeons »,  de Steve Martin et Harry Bliss, Baker Street, 20 € 

lundi 25 mai 2015

BD - Les francs-tireurs de Sherlock Holmes


On ne dira jamais assez comme il est important de laisser le temps à une série pour s'installer. « Les quatre de Baker Street », scénarisée par Djian et Legrand et dessinée par Etien aurait pu disparaître au terme des deux albums classiques de ce genre de production. Par chance, les aventures de ces trois gamins des rues (et leur chat) dans le Londres de Sherlock Holmes a séduit suffisamment de lecteurs pour qu'elle se prolonge au-delà. Non seulement les histoires en ont gagné en qualité, mais le dessin d'Etien s'est affirmé pour atteindre une qualité irréprochable. 
Dans ce tome 6, les trois amis se cachent toujours dans le grenier de Sherlock, lui-même devenu invisible car se faisant passer pour mort. Le détective se dissimule pour terminer de démanteler le réseau de Moriarty. Il a dans son viseur l'homme du Yard, le superintendant Blackstone. Mais ce dernier est lui aussi à la manœuvre et comprend que la meilleure façon de faire sortir Holmes de sa cachette est de débusquer Billy, Charlie et Tom. L'histoire se déroule en grande partie dans le quartier irlandais de Londres, dans ce ghetto où la police n'est pas la bienvenue. Les Anglais non plus...

« Les quatre de Baker Street » (tome 6), Vents d'Ouest, 14,50 €