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dimanche 27 juin 2021

Humour - Peut-on se moquer des pigeons ?

Le dessin d’humour américain est d’une étonnante vitalité. Il est vrai que de l’autre côté de l’Atlantique c’est considéré comme un art majeur.

La preuve Steve Martin, célèbre comédien comique, lauréat d’un Oscar, par ailleurs romancier, a souhaité distiller son humour absurde dans des dessins. Il admire la concision et l’efficacité du média. Notamment quand c’est dessiné par Harry Bliss, autre célébrité de l’humour américain qui publie un dessin tous les jours dans des dizaines de journaux aux USA.

Dans ces 140 pages on retrouve pas mal de pigeons, des chiens, des chats et autres animaux parlants. S’ils sont parfois ridicules, souvent c’est l’inverse et ce sont les humains qui en prennent pour leur grade. Comme cet astronaute qui, au moment de planter pour la première fois le drapeau US sur le sol de Mars se dit : « J’espère seulement que je ne serai pas réduit à ça dans l’histoire. »

Et pour prouver que la dérision est la valeur sûre de ce recueil, les deux auteurs se moquent d’eux mêmes lorsqu’ils sont en plein travail de création. 

« Une abondance de pigeons »,  de Steve Martin et Harry Bliss, Baker Street, 20 € 

jeudi 4 octobre 2012

Billet - Les geonpis sont vénères


Internet sert de caisse de résonance depuis quelques jours à ce qui ressemble fort à une révolte patronale française. En cause le projet de loi de finances 2013. Il taxera lourdement le capital des entreprises, notamment celles du net (prélèvement de 60 % des plus-values de cession des entreprises). Ce « mouvement de défense des entrepreneurs français » a ironiquement pris pour nom « les Pigeons ».

Sur leur page Facebook, un pigeon en colère proclame « We are pigeons », slogan directement inspiré du révolutionnaire « We are legion » des hackers d'Anonymous. Sur Twitter, cela donne le mot-clé #geonpi parce que les patrons savent aussi parler verlan sur la toile. En moins d'une semaine, le phénomène a littéralement explosé : 43 000 fans sur Facebook ce jeudi. Un chiffre en constante progression car dans ces « pigeons » se trouvent également l'armada d'auto-entrepreneurs dont les charges sociales vont fortement augmenter.
Les « geonpis » se démènent sur internet. Anonymes, non affiliés à un syndicat ou un parti politique, ils multiplient les initiatives, relancent les rédactions et sont de plus en plus cités par les spécialistes économiques.
On est quand même encore loin d'une révolte populaire. La parfaite maîtrise de la forme, comme une campagne publicitaire millimétrée, incite davantage à penser aux efforts d'un lobby de nantis qui refuse de céder la moindre part de son gros gâteau numérique.

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce jeudi en dernière page de l'Indépendant.