A ce rythme, cela va devenir la marque de fabrique d’Amazon Prime. Dès qu’un film français se retrouve diffusé sur la plateforme sans sortir en salles, on peut craindre que le long dictionnaire des navets vient de s’enrichir d’une entrée. Il y a eu « Forte », puis « Brutus vs César », place désormais à « Je te veux, moi non plus ».
Écrit par Inès Reg et Kevin Debonne, réalisé par Rodolphe Lauga, le scénario est inspiré de la véritable vie des comédiens qui sont à l’humour ce qu’est Pascal Praud à la philosophie. Nina est avocate à Paris. Dylan est barman sur la côte basque. Amis d’enfance, ils s’aiment mais n’osent pas le reconnaître.
Durant 1 h 30 ils vont se tourner autour pour finalement finir ensemble. Mal joué, vulgaire, parfois incompréhensible, bourré de clichés et de situations grotesques, ce film calamiteux ne vaut que par la participation de Pauline Clément. Même si dans quelques années elle risque barrer ce titre de sa filmographie.

