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dimanche 4 mars 2018

De choses et d'autres - Les Césars n'ont pas le sens de la fête

Vendredi, le cinéma français a remis ses Césars. Une édition 2018 très équilibrée, avec quelques surprises (trois statuettes pour « Petit Paysan » sur la déprime de l’élevage français face aux nouvelles maladies) et un bon équilibre entre les deux favoris. Au palmarès un regret, l’absence de trophée pour « Le sens de la fête », excellent film choral sur cette journée de mariage à laquelle on aurait tous rêvé de participer en sortant de la salle. Le genre de film qui vous rebooste pour un bon moment. L’énergie est positive, les personnages attachants et perfectibles, les situations tendres ou hilarantes. Pas de la grosse prise de tête, juste un divertissement de très bonne qualité. Résultat, « Le sens de la fête » repart bredouille. Mais c’est le jeu.

Pas de regrets du côté de l’équipe. Pourtant ce « fanny » de Tolédano et Nakache semble injuste quand on a vu Dany Boon monter sur la scène et recevoir le César du public pour « Raid Dingue ». L’académie a décidé cette année de remettre un prix au film français dont le nombre d’entrées a crevé le plafond. La qualité ? On s’en fout! La pertinence ? Rien à battre ! La justesse des acteurs, le scénario, la musique ? Aucune importance, seul compte le nombre de billets vendus. Voilà où l’on en arrive quand on veut satisfaire les grands argentiers du cinéma français : des prix bidons sans la moindre justification ni utilité.

Quoi que. J’ai repéré sur internet un persifleur enthousiaste : maintenant que le réalisateur des Ch’tis a enfin obtenu son prix sur mesure destiné rien qu’à lui, on ne l’entendra plus chouiner chaque année sur l’absence des comédies populaires du palmarès. Plus spécialement des siennes. Mais ça, les amoureux du vrai cinéma, celui dont la pertinence s’allie à l’intelligence, ne manqueront jamais de le lui rappeler.

dimanche 2 février 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Première dame et second rôle pour Julie Gayet

2014 ne sera décidément pas une bonne année pour François Hollande. Non, je ne parle pas de la courbe du chômage, toujours pas inversée, ni des sondages d'opinion toujours plus bas et encore moins des élections-sanctions. C'est au plan personnel, privé, que l'année 2014 s'annonce de plus en plus marquée par la scoumoune.

A peine sorti du scandale révélé par Closer et de sa séparation avec celle qu'il avait présentée comme la "femme de ma vie", que ses déboires conjugaux reviennent dans la conversation de toutes les pipelettes hexagonales (hommes ou femmes, dans cet exercice, aucune théorie du genre qui tienne). Julie Gayet, la supposée nouvelle Première dame, est nommée aux Césars 2014 pour son rôle dans "Quai d'Orsay". Et tout le monde de se demander : François Hollande sera-t-il dans le public du Théâtre du Châtelet le 28 février prochain pour attendre, anxieux, le résultat du vote des "professionnels de la profession" ? Et si elle gagne, va-t-elle dans son discours de remerciements y inclure François, cet homme "humble et à l'écoute" ?
En réalité, le président aura sûrement autre chose à faire de plus important ce soir-là. De plus, Julie Gayet ne concourt que pour le césar du meilleur second rôle. Première dame et second rôle, plutôt incompatible...
Par contre la présence de Nicolas Sarkozy est probable. Lui aussi viendra soutenir une actrice nommée dans cette catégorie. Une certaine Marisa Borini dans "Un château en Italie", sa belle-mère dans le civil !

Chronique "De choses et d'autres" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant. 

mardi 17 septembre 2013

Billet - Lauriers réalité

Enfoncés les Gérard ! Les anti-césars du cinéma ou de la télévision ont du mouron à se faire. Leur suprématie dans la catégorie « cérémonie comique et décalée » sera remise en cause le 9 janvier prochain. A la Cigale, devant des centaines de personnes seront décernés les « Lauriers de cristal », « la première cérémonie de récompense de la télé-réalité ». Oui, ils ont osé. Comme il y a un césar du meilleur acteur, il y aura un Laurier du meilleur « amoureuse et amoureux issus d'une télé-réalité ». On va donc en rire, car pleurer ne servira à rien, surtout pas à remonter le niveau des programmes...
Ces Lauriers, qu'il aurait mieux valu nommer « Chiendents » tant ce genre télévisuel prolifère comme une mauvaise herbe sur les chaînes de la TNT, seront présidés par Vincent McDoom. Un site internet est déjà en ligne. On y découvre les catégories en lice, de présentateur à cuisinier en passant par compétiteur. Il faudra attendre fin octobre pour découvrir les premières listes de nominés. Je me délecte d'avance à choisir entre Morgane, Adixia, Tara et Gaëlle ou Guillaume, Jamel, Charles ou Jordan. Illustres inconnus pour tout humain maîtrisant plus de 200 mots de vocabulaire, ils font rêver les autres. « Pourquoi moi aussi je serai pas dans la télé comme Kevin puisque je suis grave plus beau que lui ? » ne cesse de se répéter le téléspectateur de base de ces programmes.
Personnellement je ne manquerai pas les Lauriers de cristal en janvier car vu la conjoncture, on n'aura pas souvent l'occasion de rire en 2014. 

Chronique "ça bruisse sur le net" parue ce lundi 16 septembre en dernière page de l'Indépendant.