Premier album graphique et véritable coup de maître pour ELK, mystérieux auteur né en Suisse et résidant à Lyon. Il a longtemps travaillé dans la conception de jeux de société. Pour ses débuts en BD, il a reçu l’aide d’Hubert, crédité du titre de directeur d’écriture.
Le scénariste, récemment disparu, n’est plus là pour admirer le résultat, mais il aurait été fier de ce superbe objet graphique, unique et envoûtant. Dans un monde médiéval de fantasy, un mal s’abat sur un petit royaume. Pour éviter la contagion, des hauts murs sont construits autour de la zone. Quelques habitants tentent de survivre, coupés du monde depuis des années, aux prises avec les « errants », des monstres assoiffés de sang et de chair humaine. La communauté, en vase clos, souffre en plus d’infertilité.
Quand un étranger, Sovir, parvient à franchir les murailles et semble imposer sa volonté aux errants, toutes les croyances sont remises en question. Ivan, le jeune prince, le déteste immédiatement. Même s’il peut être le sauveur des reclus.
Le graphisme, étonnamment sensuel et gracieux, tranche avec l’action, parfois violente et sanglante. Des planches de toute beauté, la naissance d’un grand dessinateur.
« Les chants du chaos », (tome 1), Rue de Sèvres, 112 pages, 22,90 €
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