mercredi 11 octobre 2017

DVD - Se méfier des inconnues froides

Certains films d’horreur font rire. Volontairement ou pas. Et puis d’autres font un peu peur. Et parfois, dans le lot, un sort de la norme et file « vraiment » la frousse aux spectateurs. « The Jane Doe Identity » est de cette veine. Réalisation léchée d’André Øvredal, interprétation convaincante des deux acteurs principaux (Emile Hirsch et Brian Cox), scénario au cordeau, effets spéciaux bluffants : rien à jeter dans cette histoire. 

Sans oublier le meilleur de l’en semble, la fameuse Jane Doe interprétée par Olwen Catherine Kelly.

Ce film de « pure terreur », se déroule dans une morgue. Une jeune femme morte y est amenée pour autopsie. Le médecin légiste et son fils vont découvrir que ce cadavre recèle bien des surprises. Dehors et dedans. Dans les bonus un making of assez complet, excepté en ce qui concerne les effets spéciaux et le rôle pas évident du tout de la fameuse Jane Doe. 

« The Jane Doe identity », Wild Side Vidéo, 13,99 € le DVD, 19,99 € le blu-ray 

lundi 9 octobre 2017

Fête de la Lucques nouvelle à Bize-Minervois : une olive verte, charnue et savoureuse

Croquer une olive Lucques s’apparente à ces expériences gustatives uniques comme goûter un grand bordeaux ou laisser fondre un morceau de foie gras sur la langue. Immense, incomparable, inoubliable.


La Lucques est la Rolls Royce des olives de table. Remise au goût du jour par la coopérative de l’Oulibo, elle bénéficie depuis l’an dernier d’une appellation d’origine protégée. Fragile, la Lucques nécessite des trésors d’attention pour qu’elle arrive au summum de sa saveur sur vos tables. La récolte de cette année vient de s’achever et les Lucques nouvelles seront les vedettes de la fête organisée dimanche prochain à la coopérative. Depuis 1942, cette structure a beaucoup évolué. En faisant le pari de la qualité et de l’agro-tourisme, l’Oulibo est devenu un poids-lourd économique de la région. Outre les 1700 coopérateurs répartis dans l’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, l’Oulibo emploie 35 personnes à l’année sur le site et passe à plus de 60 en haute saison. Pour le directeur, Pierre-André Marty, la Lucques est devenue une passion. Il en parle avec cet amour du producteur pour son produit longuement et patiemment amené à sa perfection. «La Lucques, lorsque vous la préparez, c’est comme un chef dans une cuisine. Vous êtes obligé d’être au contact de l’olive. C’est assez empirique car ça va dépendre de la maturité, de l’endroit d’où elle vient, s’il fait chaud ou humide quand elle est ramassée. Cela reste une olive extrêmement délicate et compliquée à préparer.»

■ Record à battre

Un savoir-faire directement tiré du terroir local. Car la force de l’Oulibo est d’avoir réussi à retrouver la saveur des olives de table «comme les faisaient nos grands-mères sur la toile cirée de la cuisine». Autour de la Lucques, la reine des olives de table, représentant désormais plus de 80 % des olives produites à la coopérative, un parcours ludique et instructif permet de valoriser la structure.

Un tourisme d’entreprise en plein essor, grand pourvoyeur de visiteurs. L’Oulibo fait partie des deux entreprises les plus visitées de France, la 3e en Occitanie. Un travail au long terme amplifié avec des événements ponctuels comme la fête de la Lucques nouvelle de dimanche prochain. Une façon aussi d’associer les autres producteurs locaux de Bize et des environs à cette success-story. Car on pourra déguster des vins primeurs (du Grand Celièr et du Château de Cabezac). Un atelier cuisine, le matin, vous permettra d’apprendre à préparer de l’olive de table «cassée au fenouil». Et puis pour la rigolade, les visiteurs pourront tenter de battre le record du lancer de noyaux de Lucques. Il est de 5,99 mètres pour l’instant. Mais le noyau, incurvé et de petite taille, ne facilite pas le tir. La Lucques, même là, se distingue de ses congénères plus vulgaires. 

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Manger : La cagette du Café du Midi

Devenue la marque de fabrique du Café du Midi, la cagette est un menu du jour amélioré, sur place ou à emporter. Vous pourrez déguster deux petits hors d’œuvre, un plat principal, un fromage et un dessert, le tout servi sur une cagette en osier donnant un cachet particulier à l’ensemble. Simple et bon, excellent rapport qualité-prix. 

Le Café du Midi, Place aux Herbes, 04 68 70 39 18

Visiter : Le royaume de l’olive

Reconnaître une picholine d’une Lucques, monter un aïoli parfait, déguster différentes huiles : la coopérative oléicole de l’Oulibo est une petite école des saveurs. Vous trouverez dans la boutiques les produits locaux mais vous pourrez aussi visiter les installations destinées à la production, de la préparation en saumure au moulin pour en tirer de l’huile d’exception. 

➤ L’Oulibo, 04 68 41 95 84

Déguster : La rosée cochonne 

Coup de cœur de la cheffe du Café du Midi, ce minervois rosé est produit à Aigues-Vives par Pierre Sicard sur un assemblage du comédien Jean-Claude Dreyfus. « Le nez est agréablement fruité par des petits fruits rouges avec une délicate note d’agrume : citron mûr. La bouche est élégante. Un vin avec une bonne tension et une agréable longueur » explique l’acteur, passionné de cochon et de vin.

Domaine Sicard, 04 68 91 23 94 

Récit - Toutes les passions d’un grand montagnard

Il se revendique comme un des premiers « pyrénéens ». Gérard Caubet a ces montagnes dans la peau. Il a été un des précurseurs du métier d’accompagnateur en montagne. Un marcheur, escaladeur, tout terrain, dans cette chaîne si particulière, unique au monde. Il a fait des émules et cela a donné La Balaguère, tour-opérateur spécialiste des Pyrénées. La marque de fabrique de la Balaguère : raconter en randonnant. Les accompagnateurs, comme Gérard Caubet, vous font partager leur connaissance du paysage, des vallées, des hommes. Plus qu’une promenade, c’est une immersion dans un monde qui est proposé. Des années durant, Gérard Caubet a traversé, exploré et aimé ces Pyrénées. Du nord au sud, de l’Atlantique à la Méditerranée, sans exclusive. Un conteur hors pair, qui a décidé de mettre sur papier ces histoires, ces paysages qu’il connaît si bien.

■ Le fond du Capcir

« Étonnantes Pyrénées » est sa dernière production et passionnera tous ceux qui aiment les beaux paysages et les récits qui se cachent derrière certaines cartes postales. Des montagnes à découvrir à travers des chapitres thématiques ou géographiques. Dans la partie vallées, on retiendra le focus sur le Capcir, cette région surnommée « petite Sibérie » mais que Gérard Caubet nomme « petit Canada », trouvaille des locaux car « touristiquement plus glamour ». Ce climat rude en hiver et un relief doucement vallonné permettent l’émergence de la pratique de ski de fond « à portée de toutes les bourses et en réaction au ski alpin trop cher, trop frime, trop tout ». Du Capcir, à partir du milieu des années 70, le ski de fond a essaimé des écoles sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne.

Volet historique passionnant avec le sentier cathare soustitré «Châteaux à gogo ! » Gérard Caubet y retrace l’invention du sentier, surfant sur la mode du catharisme, cette religion perdue, devenue presque philosophie de vie avec ses principes simples. Un chapitre qui lui donne l’occasion de sortir du cadre strict de la montagne, le sentier débutant dans les Corbières et la visite de ses nombreux exploitants viticoles. Il y a châteaux et châteaux. Et gare à la gueule de bois si on ne consomme pas avec modération certaines productions locales gouleyantes et goûteuses. 

➤ « Étonnantes Pyrénées » de Gérard Caubet, La Balaguère et Rando éditions, 25 €

Romans : La sélection des poches du dimanche

Houdini enquête

San Francisco, juillet 1899. Le jeune magicien Harry Houdini, en tournée en Californie avec sa charmante épouse Bess, fait alors sensation avec son tour Metamorphosis (ou la malle des Indes). Dans Chinatown, un riche négociant en soie lui demande de retrouver sa nièce, kidnappée à son arrivée à San Francisco. Entre mafia chinoise, corruption et tours de magie, un portrait passionnant de Houdini.

➤ « Metamorphosis », Vivianne Perret, 10/18, 7,10 €

Terreur alpine

Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte à l’image du Christ crucifié. À l’extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres !» L’inspecteur Andreas Auer est convaincu que ce meurtre est le premier acte d’une mise en scène macabre et symbolique.

➤ «Le dragon du Muveran », Marc Voltenauer, Pocket, 8,50 €

Livre : Randonnée et Pyrénées, toutes les passions d’un grand montagnard



Il se revendique comme un des premiers « pyrénéens ». Gérard Caubet a ces montagnes dans la peau. Il a été un des précurseurs du métier d’accompagnateur en montagne. Un marcheur, escaladeur, tout terrain, dans cette chaîne si particulière, unique au monde. Il a fait des émules et cela a donné La Balaguère, tour-opérateur spécialiste des Pyrénées. La marque de fabrique de la Balaguère : raconter en randonnant. Les accompagnateurs, comme Gérard Caubet, vous font partager leur connaissance du paysage, des vallées, des hommes. Plus qu’une promenade, c’est une immersion dans un monde qui est proposé. Des années durant, Gérard Caubet a traversé, exploré et aimé ces Pyrénées. Du nord au sud, de l’Atlantique à la Méditerranée, sans exclusive. Un conteur hors pair, qui a décidé de mettre sur papier ces histoires, ces paysages qu’il connaît si bien.
■ Le fond du Capcir
« Étonnantes Pyrénées » est sa dernière production et passionnera tous ceux qui aiment les beaux paysages et les récits qui se cachent derrière certaines cartes postales. Des montagnes à découvrir à travers des chapitres thématiques ou géographiques. Dans la partie vallées, on retiendra le focus sur le Capcir, cette région surnommée « petite Sibérie » mais que Gérard Caubet nomme « petit Canada », trouvaille des locaux car « touristiquement plus glamour ». Ce climat rude en hiver et un relief doucement vallonné permettent l’émergence de la pratique de ski de fond « à portée de toutes les bourses et en réaction au ski alpin trop cher, trop frime, trop tout ». Du Capcir, à partir du milieu des années 70, le ski de fond a essaimé des écoles sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne.
Volet historique passionnant avec le sentier cathare soustitré «Châteaux à gogo ! » Gérard Caubet y retrace l’invention du sentier, surfant sur la mode du catharisme, cette religion perdue, devenue presque philosophie de vie avec ses principes simples. Un chapitre qui lui donne l’occasion de sortir du cadre strict de la montagne, le sentier débutant dans les Corbières et la visite de ses nombreux exploitants viticoles. Il y a châteaux et châteaux. Et gare à la gueule de bois si on ne consomme pas avec modération certaines productions locales gouleyantes et goûteuses. 
➤ « Étonnantes Pyrénées » de Gérard Caubet, La Balaguère et Rando éditions, 25 €

Bande dessinée - Un chat sachant chercher son chemin


La vie d’un chat n’a rien de comparable à celle d’un humain. Il en aurait sept, paraît-il. Celui de Philippe Geluck, a 30 ans. 30 ans que le premier album est sorti après avoir fait la joie des lecteurs du quotidien belge Le Soir. Il est de retour pour son 21e album, dans ce format qui a fait son succès, strips, dessins d’humours et détournements de gravures anciennes

Il se permet également quelques sorties sur les grands sujets d’actualité de ces derniers mois, de la construction du mur de Trump à l’arrivée massive de migrants. Et avec Geluck, c’est saignant mais aussi plein de bon sens. A savourer par petite dose au risque de mourir d’overdose de rires.

➤ « Le Chat » (tome 21), Casterman, 11,95 € 

De choses et d'autres - Inclusifs, inclusives...

Nouvelle donne dans le débat sur le genre. Certains tentent depuis quelques années de promouvoir l’écriture inclusive. En clair, oublier la prédominance du masculin sur le féminin. Si on rédige un texte en écriture inclusive, il faut systématiquement proposer les deux genres quand ils existent. Une révolution préconisée par les partis d’extrême-gauche et mise en pratique pour la première fois dans un manuel scolaire.

L’idée n’est pas à proprement parler idiote, mais elle alourdit considérablement le message. Exemple : « Il peut aussi y avoir des modifications de programme de dernière minute, liées notamment aux disponibilités d’un.e intervenant.e ou d’un.e invité.e » Cet extrait est tiré du programme de la dernière université d’été du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) à Port Leucate. Les organisateurs sont aussi organisatrices, les militants.es. Mais cela ne fonctionne pas avec tout. Un leader ne devient pas leadeuse et une tête d’affiche, déjà au féminin, le reste. Car si le masculin prédomine, on ne sait pas exactement pourquoi, certains mots ont un genre. Sans que cela soit clairement justifié. Pourquoi un nez et une oreille, une bouche et un œil ?

Pour revenir à l’écriture inclusive, elle complique encore plus les accords. On relève d’ailleurs des fautes dans le reste du programme du NPA : «Les militants.es présentés». Désolé, il fallait écrire «présenté.es». Une erreur sans doute débattue lors de l’AG «non-mixte» du NPA avec juste des femmes, on pourrait presque en rire.

En y réfléchissant, Pierre Desproges a été l’un des premiers à me faire rigoler avec l’écriture inclusive. Du temps du « Tribunal des flagrants délires » sur France Inter, il débutait toujours ses réquisitoires par « Français, Françaises, Belges, Belges ».

samedi 7 octobre 2017

De choses et d'autres - CV comme Carrière Virtuelle

Tous ceux, trop nombreux ces 20 dernières années, qui ont tâté du chômage, ont systématiquement dû passer par un atelier CV. Comme si le plus important dans le travail, c’était de présenter joliment ses expériences, parcours et hobbies... Les auteurs (Babor Lelefan, Matthieu Barrère et Marion Ducasse) de ce livre iconoclaste et drolatique sont certainement passés par là. Et ont imaginé comment 50 personnalités connues ont accédé à la célébrité.

On se glisse dans la peau d’un DRH (directeur des ressources humaines) et on reçoit la candidature d’un certain Jon Snow résidant à Westeros. Après un BTS épée, il a été précédemment « Roi du Nord ». Parmi ses centres d’intérêts, il a créé une association anti-PETA « afin de pouvoir continuer à porter des manteaux de fourrure en vrais poils. » Pour lui, ce sera un stage d’élevage de chèvres.

Où caser le dénommé Vador, Dark de son prénom ? Il n’habite pas la porte à côté, «Dans une galaxie lointaine, très lointaine ». Mais possède des capacités manuelles extraordinaires « Je peux soulever, pousser, tirer, visser... à distance ». Bon pour l’atelier mécanique.

Quant au petit Mark Zuckerberg, pas sûr qu’il soit retenu pour le poste de comptable alors qu’il explique, concernant ses prétentions financières : « Je suis plus riche que vous malgré le fait que je sois roux ». 

➤ « Embauchez-les tous ! », Jungle, 12,95 €

Cinéma - La mort aussi est une « Happy end »


Revenu bredouille du festival de Cannes, « Happy End » de Michael Haneke est pourtant un très grand film, abouti et d’une inexorable évidence. Un drame sur la vie et surtout ce qui la conclue, cette « happy end » que les pessimistes nomment « mort ».

Le film emprunte au début aux nouvelles techniques de narrations. Un prélude sous forme de petites séquences tournées au smartphone, commentées sous forme de sms par Eve (Fantine Harduin), une jeune adolescente de 13 ans. Elle filme sa mère dans son quotidien de femme seule et dépressive. On sent beaucoup d’amertume chez Eve. De rage aussi. Une petite expérience plus tard sur le hamster de la famille, et la jeune fille se retrouve chez son père, à Calais. Ce dernier a refait sa vie. Il n’a pas le temps, sa nouvelle femme vient d’avoir un bébé. Aussi il confie Eve à sa sœur Anne (Isabelle Huppert).

Le film débute véritablement avec cette plongée dans le quotidien de cette famille bourgeoise. Une réminiscence de l’ancien temps.

■ Esclaves modernes

Anne vit dans un hôtel particulier en compagnie de son père Georges (Jean-Louis Trintignant) et de son fils adulte, devenu directeur de la société de travaux publics qu’elle préside. Leur quotidien est rythmé par le travail et les repas sinistres, servis par un couple de Maghrébins, « les esclaves de la maison » comme les appelle par provocation en public le fils quand il n’en peut plus de cette vie de faux-semblant. L’arrivée de la fillette va bouleverser le fragile équilibre.

Le fils va craquer et tout envoyer balader, la mère vendre la société. Mais ce qui va surtout se passer c’est la rencontre entre Eve et Georges. La petite fille secrète et le grand-père presque grabataire. Ils vont avoir en commun de vouloir tous les deux de mettre fin à leurs jours. La première en avalant une forte dose des médicaments de sa mère. Le second en empruntant une voiture de la société de sa fille et en embrassant volontairement un platane en bord de route.

Alors que les adultes, dans leur pitoyable comédie tentent de continuer à faire semblant de vivre dans une société qui les a complètement formatés, le vieil homme et la fillette, après un long travail d’apprentissage mutuel, se comprennent. Se soutiennent et s’aident même pour obtenir cette « Happy end » tant désirée. Loin d’être un film plombant et sinistre, ce nouvel opus de l’œuvre de Michael Haneke est un regard lucide sur le présent de notre société. Un plaidoyer pour le droit de choisir comment mener sa vie. Ou, dans le pire des cas, de choisir sa mort.

➤ "Happy end", drame de Michael Haneke (France, 1 h 48) avec Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant, Mathieu Kassovitz.

jeudi 5 octobre 2017

De choses et d'autres - Littérature tue-l'amour

Il y a 52 ans, Pascal Jardin, écrivain et scénariste, engendrait Alexandre. Le père, dans les années 60, a certainement croisé la route de Michel Audiard, autre génie du cinéma français à qui l’on doit cette réplique de légende : « Les cons, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît ». Quel rapport avec Alexandre ? Un tweet que l’écrivain (qui, il y a moins de six mois était persuadé de remporter l’élection présidentielle alors qu’il n’a finalement obtenu que 165 parrainages) a brièvement publié mardi dernier. Un chef-d’œuvre de suffisance et de goujaterie. Bref, l’exemple par A + B de la triste réalité de la tirade d’Audiard. Dans ce tweet, l’écrivain fanfaronnait : « Bonheur de lire à voix haute un chapitre de mon livre, au café, à un couple qui se roulait une pelle merveilleuse... Je les ai interrompus ! »

Culotté le petit Alexandre. Et sans gêne surtout. Parce que franchement, quand on est en plein « roulage de pelle » comme il dit un peu vulgairement, on aime se concentrer sur le moment et son ou sa partenaire. Aussi, si votre voisin de terrasse se met à déclamer un texte, forcément on s’interrompt. Et si on est normal, on traite l’importun de tous les noms, voire on lui explique plus brutalement qu’il est de ces moments à respecter. Un direct du droit multiplié par 1 000 sur les réseaux sociaux car ils furent très nombreux à brocarder cet empêcheur de galocher en paix. Et à le parodier dans sa suffisance.

Un de ces mauvais quarts d’heure virtuels de plus en plus fréquents sur le net. Pour une fois, avouons-le, totalement justifié. Alors chers amoureux, si vous n’y tenez plus et que l’envie d’un bisou est plus forte que tout, allez-y, embrassez-vous en public. Mais vous êtes pré- venus, vous aurez toujours le risque de tomber sur Alexandre ou l’un de ses clones, tue-l’amour assurés.