Le cheval est affublé de cornes, le bœuf est un pur-sang... Comment s'y retrouver dans ce scandale de lasagnes ? Pour une fois, internet n'offre ni réponses ni explications à cet embrouillamini de première. On découvre tout et son contraire. Au concours de « C'est pas moi, c'est lui ! », impossible de trouver un responsable, encore moins un coupable. Mais est-ce si grave que cela ?
En France, bien des gastronomes apprécient la viande de cheval. Un plaisir de plus en plus difficile à satisfaire car les boucheries chevalines sont en voie de disparition. Espérons que les amateurs de lasagnes « mixtes » ont eu le temps de dévaliser les rayons de surgelés avant le retrait des produits car habituellement la viande de cheval n'est pas vraiment bon marché ! Le scandale, venu de Grande-Bretagne, où manger du cheval équivaut à déguster une vache sacrée en Inde, aurait pu prendre une tout autre ampleur si par malheur on avait mélangé du porc à la viande bovine... Et dans les questions sans réponses : les chevaux étaient-ils hallal ?
Mieux vaut se rabattre sur le poisson, l'autre spécialité de Findus. Néanmoins, qui nous assure que les carrés panés surgelés ne contiennent pas de chair d'hippocampe, version maritime du cheval ? Ou pire, que les poissons élevés ont engraissé en ingurgitant des farines animales issues de carcasses de chevaux sur le retour ?
Non, franchement, mieux vaut parfois ne pas savoir ce que l'on a dans son assiette. Mais perso, ce soir, je me contenterai de pâtes au beurre bio.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.




