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dimanche 5 juillet 2026

BD - Alix, sénateur mais avant tout père


En décidant de prolonger les aventures de son héros après sa mort, Jacques Martin ne se doutait pas que sa série Alix s'épanouirait sous plusieurs franchises, de sa jeunesse à sa vieillesse. Si la série principale se prolonge dans des titres classiques, dignes des albums signés par Jacques Martin, le plus intéressant pour l'amateur d'histoire romaine est indéniablement la version "Alix senator". Valérie Mangin, scénariste surtout connue pour ses incursions dans le monde de la science-fiction, a imaginé un Alix devenu adulte, sénateur, père d'une jeune adulte, Titus, plus spectateur qu'acteur des intrigues impériales. Le dessin, d'une rigueur académique d'une étonnante beauté et souplesse, a été confié à Thierry Démarez. Une première incursion dans la BD pour cet ancien décorateur (Comédie française) d'une rare efficacité. Le duo en est effectivement à son 17e titre en sachant que la première aventure est parue en 2012.


Après un périple dans le grand Nord (tome 16), le sénateur Alix est de retour à Rome. Il est seul car Titus est parti se former aux métiers des armes dans la Légion. Lors d'une permission, avec des camarades, il se risque dans une taverne à la mauvaise réputation. Il boit. Trop. Et tombe dans une embuscade, enlevé avec ses amis par de mystérieux hommes cachés derrière des masques représentant des animaux. Titus découvre qu'il est aux mains d'une organisation qui propose aux riches notables de la région des spectacles sanglants. Les jeunes hommes doivent se battre contre des animaux affamés.

Quand Alix comprend que son fils est en grand danger, il va tout faire pour le retrouver et faire cesser ces représentations barbares.

Beaucoup de politique dans cet album. Avec la critique d'une certaine oisiveté des puissants, incapables de se passer de sensations fortes. La mort comme spectacle. C'est lamentable mais reste encore tout à fait d'actualité deux millénaires plus tard.

"Alix senator" (tome 17), Casterman, 48 pages, 15,50 €