Il est doublement risqué de s’attaquer à une biographie de Céline. D’abord parce que c’est un monstre sacré de la littérature. Et puis aussi car il n’a pas toujours été exemplaire dans ses opinions à l’emporte-pièce. Jean Dufaux tente de saisir le génie doublé de la folie de cet homme, foncièrement solitaire, même s’il a toujours vécu avec une muse dans les parages.
Il a confié le dessin de ce biopic romancé à Jacques Terpant, maniant pour l’occasion le gris mâtiné de sépia à un récit se déroulant entre la première guerre mondiale et les dernières années de l’ermite de Meudon.
Les auteurs ne tentent pas de vous persuader que Céline n’était pas le monstre antisémite honni, mais ils apportent témoignages et anecdotes pour mieux comprendre la complexité du personnage et d’où vient cette haine, cette rancune se transformant en phobie, délire paranoïaque et parfois, chef-d’œuvre de la littérature.
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