Tremblez femmes infidèles, la vengeance du cocu sera redoutable ! Résumé par cette phrase, ce film espagnol de Miguel Angel Toledo ne semble pas spécialement emballant. Si, en filigrane, c'est bien ce message qui est sous-jacent, « L'emprise du mal » est cependant plus complexe et attrayant qu'une banale scène de ménage.
Raul (Gustavo Salmeron), joueur d'échecs professionnel, voit son couple se déliter. Dans une ultime tentative de recoller les morceaux avec Ana (Irene Visedo), il l'invite à passer les fêtes de Noël dans un chalet à la montagne. Accompagné de leur petit garçon, ils prennent possession de cette maison isolée dans les bois. Le début a des airs de Shining, avec une architecture moins ambitieuse (le chalet n'a que trois pièces contre les 40 chambres de l'hôtel du chef-d'œuvre de Stanley Kubrick). Le huis clos est vite rompu par l'arrivée d'un voisin, homme à tout faire venu couper du bois pour chauffer le chalet. Menuisier, Samuel (Ariel Castro), ne reste pas de bois face aux œillades d'Ana. Résultat, le séjour rêvé par Raul se transforme en cauchemar, persuadé que sa femme le trompe avec l'autochtone aux mains calleuses.
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