samedi 21 août 2021

Cinéma - “C’est quoi ce Papy ?” : la famille continue à grandir

La famille recomposée de Gabriel Julien-Laferière est de retour. Après la mamy, c’est le Papy qui réapparaît dans les Cévennes

Le papy (Patrick Chesnais) profite de l’aubaine pour donner quelques menus travaux à sa descendance. UGC

Le cinéma français n’échappe pas à la règle du succès. Si une idée, un concept permet de faire des entrées en nombre, dans 90 % des cas il y a une suite. Et si la suite cartonne, on passe à un troisième volet. Quand Gabriel Julien-Laferrière se lance dans le tournage d’un film intitulé C’est quoi cette famille ?, il ne se doute pas en cette année 2015  qu’il sera toujours aux prises avec les aventures de cette improbable tribu six années plus tard. Après la mise en lumière de la mamie (Chantal Ladesou), c’est au tour du papy de faire son entrée dans la ronde délirante. Le réalisateur, entre-temps, a récupéré l’écriture et doit surtout composer avec l’âge des comédiens. Car les ados sont devenus de véritables adultes, en passe de fonder leur propre famille pour certains. Cela densifie encore plus l’histoire, donnant des opportunités nouvelles pour des acteurs ou actrices mais mettant un peu sous l’éteignoir les parents, pris en sandwich entre les enfants et les grands-parents. 

Mémoire brisée

Tout commence par une grosse fiesta. Chez Mamie Aurore. Une grosse chute plus tard, ce n’est pas le col du fémur qui est cassé, mais sa mémoire. Elle ne reconnaît plus ses petits-enfants. Par contre elle parle de plus en plus d’un certain Gégé. La bande de frères et sœurs se lance donc dans une chasse au papy qui les mènera dans les Cévennes. Là, ils vont tomber sur une sorte de vieux baba-cool anciennement rocker anarchiste devenu ermite et éleveur de chèvres (Patrick Chesnais). Mais finalement, le supposé grand-père n’est pas si cool que ça et a tendance à donner des ordres à cette main-d’œuvre inespérée. Car en plus des chèvres il y a des vaches à traire et des poules à nourrir. Une nouvelle occasion pour les enfants de se rebeller et de s’exclamer, en chœur, la phrase qui devient le titre du film : « Mais c’est quoi ce papy ? »

S’il n’a pas la saveur de découverte des deux premiers volets, ce film permet aux fans de retrouver tous les enfants, avec deux ans de plus. Comme des amis perdus de vue qui réapparaissent, mais changés. Certains se sont épanouis, d’autres ont totalement changé de mentalité. Un film choral qui tente ainsi de montrer toute la diversité de la France, du 3e âge ancien combattant de Mai 68 à la jeune fille qui a décidé de faire un bébé toute seule. 

Film français de Gabriel Julien-Laferrière avec Chantal Ladesou, Patrick Chesnais




Polar - Roadtrip entre Argentine et Uruguay

Ils sont trois copains d’enfance. Trois camarades de classe argentins qui ont décidé de passer quelques jours à la mer en Uruguay.

L’occasion de partager des souvenirs car cela fait 20 ans qu’ils se sont perdus de vue. L’idée vient de Wave, persuadé qu’il peut encore devenir un rocker célèbre, malgré sa calvitie qu’il dissimule derrière une perruque. Mario, toujours célibataire, vit encore chez sa mère. Le Nerveux a un surnom explicite.

Dans une vieille Ford Taunus ils vont partir à l’aventure. Mais très vite le week-end de détente se transforme en grosse galère. La faute à Wave. Il a tout manigancé pour passer quelques kilos de cocaïne destinés à un gros dealer. Quand une auto-stoppeuse dérobe la drogue, Wave est obligé de tout avouer à ses anciens amis. Mario et Le Nerveux vont moyennement apprécier.

Ce polar enlevé et dépaysant permet surtout à Roberto Montana de décrire les vies peu reluisantes de ces trois paumé. Une tragédie, toute en ironie.

« Rien à perdre », Métailié, 18 € 

BD - À la croisée de deux vies cabossées


Remarquable histoire que celle développée dans Impact par Gilles Rochier le scénariste. Un récit à deux voix illustré par le trait de Deloupy, sans fioritures et entièrement dévoué à l’intrigue. Impact raconte deux vies.

Deux existences où le malheur l’emporte. Dany vit à la marge de la société. Il se retrouve régulièrement devant les juges. Des histoires de bagarres dans les bars. S’il veut éviter la prison ferme, il doit rencontrer une psy. Il va donc lui raconter son histoire, son traumatisme originel, alors que le lecteur en parallèle, découvre la vie de Jean. Cet ouvrier est soigné dans un hôpital. Il n’en a plus pour longtemps.


Lui aussi va raconter sa vie peu reluisante à un copain de perfusion.

Au fil des chapitres, les deux histoires vont se croiser puis se chevaucher pour se terminer dans le cabinet de la psy qui aura le dernier mot. Un grand roman graphique, une œuvre au noir digne de la Série Noire.

« Impact », Casterman, 18 €

vendredi 20 août 2021

Cinéma - “Tom Medina” : jeunesse et Camargue au menu


Tourné en Camargue, l’an dernier, avant et après le premier confinement, Tom Medina raconte, de façon romancée, une partie de l’enfance de Tony Gatlif. Tom Medina, petit délinquant, est placé chez un éleveur de chevaux. Là, il va s’adoucir au contact de la nature et rencontrer une jeune femme qu’il va tenter de faire rire. 

Un film optimiste, avec un David Murgia magistral talent à découvrir Le début du film se déroule dans les arènes d’Arles, Tom quitte les travées du public pour aller braver le taureau dans le cercle de lumière. 


Tom Medina est comme ça : imprévisible, casse-cou, parfois inconscient. Pour une bonne raison : « Tom se bat contre son destin, comme je me suis battu à l’époque pour quitter la misère » justifie Tony Gatlif, le réalisateur. La suite passe par la case réinsertion. Il est confié à Ulysse (Slimane Dazi), propriétaire d’un ranch qui forme les futurs gardians. 

Tourné dans ce delta du Rhône aux « forces telluriques immenses » selon le cinéaste, le film met en va leur les animaux. Chevaux, taureaux, chouette, crapauds, flamants roses et même moustiques. 

« Tom Medina », film de Tony Gatlif, avec David Murgia, Slimane Dazi, Karoline Rose Sun 

Polar - Le petit royaume des people

Envie de soleil, de plage de sable blanc, de mer chaude et de tranquillité ? Tentez le paradis. Sur terre, il n’y a qu’une adresse valable : l’île Moustique. Ce bout de terre dans la mer des Caraïbes est devenu le repaire de toutes les célébrités (très) riches de la planète. Un paradis, mais pour millionnaire.

À défaut d’avoir un ticket d’entrée, plongez dans le roman Meurtres au paradis d’Anne Glenconner. Un polar se déroulant entièrement sur cette île Moustique si célèbre. On suit les tribulations du seul policier de l’île, Solomon, et de Lady Vee, la propriétaire des lieux. Un roman de fiction mais qui est particulièrement bien renseigné puisqu’Anne Glenconner n’est autre que la véritable propriétaire de Moustique.

Achetée en 1958, cette île est devenue mythique grâce aux relations de celle qui fut demoiselle d’honneur de la reine Élisabeth II lors de son couronnement.

Bref, tout est vrai. Sauf les meurtres. Il est impossible de mourir à Moustique…

« Meurtres au paradis », Albin Michel, 19,90 € 

jeudi 19 août 2021

Cinéma - OSS 117 : espion vieillissant mais toujours aussi décalé

Jean Dujardin, en agent secret de plus en plus ringard, doit affronter des révolutionnaires africains et un jeune et brillant espion. 

Deux générations d’espions en compétition entre OSS 117 (Jean Dujardin) et OSS 1001 (Pierre Niney).


En acceptant de réaliser le 3e volet des aventures d’Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, Nicolas Bedos savait parfaitement qu’il s’exposait à de fortes critiques. D’autant que l’espion français est envoyé en Afrique noire pour aider un dictateur, placé sur un trône par l’ancienne puissance coloniale, à rester au pouvoir. L’action se déroule en 1981, quelques mois avant l’arrivée de la gauche au pouvoir, à des siècles de notre époque politiquement correcte, glorifiant la cancel culture. L’humoriste et metteur en scène en a particulièrement conscience, quand il déclare que « le fossé s’est creusé entre ceux qui trouveront toujours qu’un tel film n’est pas suffisamment transgressif et ceux qui, au contraire, lui reprocheront de pratiquer un humour ‘offensant’». S’il place la barre parfois très haut dans les références aux thématiques actuelles comme #MeToo avec une incroyable arrivée d’Hubert au bureau, claquant les fesses de toutes les jolies filles et pérorant sur les rides des autres, le film reste avant tout divertissant et très rafraîchissant pour les Boomers. 

Course burlesque

Après une mission agitée en Afghanistan (occupé par les troupes soviétiques), Hubert (toujours interprété par l’impeccable Jean Dujardin) doit partir en urgence en Afrique pour retrouver Serge (Pierre Niney), jeune agent matricule OSS 1001. Tout oppose 1001 à 117. 

Le premier, décontracté, ouvert, la mèche rebelle, admire pourtant 117, agent auréolé de ses glorieuses missions, mais désormais vieux jeu, qui place De Gaulle dans toutes les conversations et ne jure que par le raffinement français. Vestimentaire. Pas sociétal, car arrivé dans ce pays imaginaire, il multiplie les gaffes racistes, les préjugés et clichés lourdingues. 

Définitivement hors jeu, Hubert ? Oui, quand il doit comparer ses performances à son jeune collègue. C’est d’ailleurs le meilleur du film. Cet affrontement entre deux générations, parfaitement illustré par les deux comédiens que l’on sent très complices, atteint des sommets dans une course-poursuite dans la savane. On frise le burlesque. 

Cela aurait pu continuer ainsi longtemps, mais le scénario a brutalement interrompu la séquence pour revenir au fil de l’histoire : des révolutionnaires, menés par la femme du président (Fatou N’Diaye), vont être stoppés nets par l’efficacité (souvent non volontaire) d’un OSS 117 qui amorce, pourtant, un semblant de mea culpa. Très différente des deux précédents opus, cette Alerte rouge en Afrique noire reste une excellente comédie française, denrée assez rare cet été. 

Film français de Nicolas Bedos avec Jean Dujardin, Pierre Niney, Fatou N’Diaye, Natacha Lindinger, Wladimir Yordanoff.

 


BD - Spoon & White dans le Kentucky


Ils nous ont manqué les deux policiers new-yorkais imaginés par Léturgie, père et fils. Spoon & White sont de retour après un nouveau changement d’éditeur. Lancée chez Dupuis, la série humoristique très caustique a continué chez Vents d’Ouest.

Après 10 ans de silence, elle revient chez Bambo avec une 9e enquête toujours aussi délirante. Spoon, le nain et White, le bellâtre sont amoureux de la journaliste télé vedette Balconi. Quand cette dernière va enquêter à Mudtown dans le Kentucky, Spoon est persuadé que c’est une couverture pour aller demander sa main à son père, un vétéran du Vietnam. En fait elle cherche des preuves contre le scandale du gaz de shit, fabriqué à partir d’une plante dérivée du cannabis.

Une histoire bourrée de références au cinéma, avec du Mad Max, un peu de Bruce Willis et bien évidemment Clint Eastwood, l’idole absolue de Spoon, le pire flic américain jamais imaginé dans une série comique.

« Spoon & White » (tome 9), Bamboo, 12,90 €

mercredi 18 août 2021

BD - La guerre de Tremen


Après un premier album très remarqué, Pim Bos récidive avec cette seconde histoire de Tremen. Un univers grisâtre, où une sorte de gros humanoïde interagit avec d’autres bestioles ou des machines. Cette fois, le dessinateur néerlandais a demandé à Marc Caro, cinéaste, de lui écrire le scénario. 

Tout débute par la découverte de la tête d’un enfant dans un obus. Un enfant qui va prendre la tête d’une rébellion contre des machines. Une guerre absurde, comme toutes les guerres, mais qui dans ce cas précis devient un chef-d’œuvre graphique. 

« Tremen » (tome 2), Dargaud, 15 €

BD - Laurent Bonneau, étreinte bouleversante


De Cadaquès à Narbonne en passant par Saint-Génis-des-Fontaines. Après sept années passées à Narbonne, Laurent Bonneau a déménagé à Saint-Génis-des-Fontaines, au pied des Albères. Entre mer et montagne, au plus près de la nature, il poursuit son chemin dans le monde de la bande dessinée.

La sortie de "L’étreinte", le 1er juillet, roman graphique réalisé en collaboration avec Jim, est un tournant dans sa carrière. Ce pavé de 300 pages se déroulant en partie à Cadaquès, montre toute l’étendue du talent de ce peintre et dessinateur surdoué.

300 pages émouvantes sur le deuil d’un sculpteur. Une émotion qui est toujours au rendez-vous des livres de Laurent Bonneau, que cela soit des retrouvailles de copains d’enfance (On sème la folie) au regard qu’il porte sur son père (Le regard d’un père).



Quand on demande à Laurent Bonneau sa profession, plutôt qu’un réducteur dessinateur de bande dessinée, il préfère une formule plus large englobant toutes les facettes de son travail sur l’image : « peintre, dessinateur, vidéaste ». Il pourrait même ajouter musicien puisqu’il compose et est même passé sur scène pour un concert dessiné aux Moulins de Faugères en juillet près de Béziers. Ce touche-à-tout, qui « met autant de cœur » à réaliser un album tiré à 50 exemplaires qu’une BD à plusieurs milliers, s’est donné le luxe de « jongler avec tous les outils créatifs ».

Originaire de Bordeaux, après des études à Paris, il décide de fuir la grande ville et s’installe à Narbonne et sillonne la Clape. Il y a deux ans, avec sa petite famille, il s’installe à Saint-Génis-des-Fontaines au pied de ces Albères qu’il a découvert en participant au premier festival de BD de Laroque.


Jeune auteur de BD, il a déjà publié une série en trois tomes chez Dargaud, il aime en dynamiter les codes. Découpage, techniques, couleurs : il expérimente, ose. Et les albums s’accumulent, chez Dargaud mais aussi Futuropolis et dans la collection Grand Angle de chez Bamboo.

C’est dans ce cadre que vient de sortir son dernier album. L’étreinte est cosigné avec Jim rencontré il y a quelques années au festival de la BD de Gruissan. Ils ont envie de travailler ensemble, mais Laurent Bonneau n’apprécie pas de n’être que l’exécutant d’un scénario découpé, dans une pagination rigide. « Je ne m’amuse pas », avoue-t-il, démontrant ainsi son exigence dans cet art difficile.

Ils vont donc élaborer ce roman graphique à la façon d’un cadavre exquis. Laurent dessine une séquence d’une dizaine de planches, Jim y colle des dialogues.  Pour camper Benjamin, le personnage principal, Laurent Bonneau, s’inspire d’un ami sculpteur audois, Olivier Delobel

Succès en librairie

La première séquence du livre, plante l’intrigue. Benjamin et sa femme, Romy, rentrent de Cadaquès. Le sculpteur écoute d’une oreille distraite son épouse qui conduit. Il est fasciné par une photo prise sur la plage.

Sur le petit écran de son téléphone portable on y distingue « une femme allongée, un pied en l’air, le corps tout en longueur et le visage caché ».  Et quand il relève la tête, c’est pour voir une voiture en tonneau qui va percuter leur voiture.

La photo a  véritablement été prise à Cadaquès par Jim (elle est reproduite en fin d’ouvrage). Tout le reste est invention de deux auteurs qui voulaient travailler différemment. « On s’est laissé la liberté et le désir de se surprendre », résume Laurent Bonneau. Un processus qui a duré plus d’un an et demi, pour finalement aboutir avec ce livre de 300 pages, dense, émouvant, bouleversant.

Un roman graphique qui se lit comme un tout, le lecteur n’ayant pas conscience que certaines séquences ont été réalisées des mois avant les précédentes.

Les retours sont excellents et le premier tirage a presque été épuisé en un mois, un retirage pour la rentrée sera nécessaire. Une reconnaissance du grand public que Laurent Bonneau reçoit avec plaisir.

Mais il est tout aussi fier quand des lecteurs lui écrivent pour lui expliquer que son autre BD sortie en 2021, Le regard d’un père (Éditions Des Ronds dans l’O), au tirage moindre, les a remués. Pourtant il est là dans une veine très introspective sur ses rapports avec son père, sa famille et la naissance de ses enfants. Artiste libre, ce « peintre, dessinateur, vidéaste » travaille actuellement à une BD sur son épouse et espère retravailler avec Jim. Mais il a tout son temps. 

Roman graphique d’exception



L’album L’étreinte s’ouvre sur une séquence d’accident de la route. Benjamin, le personnage principal, s’en tire avec quelques égratignures, mais Romy est dans le coma. Face à cette situation, il va devenir encore plus obsédé par cette photo, passant son temps, en dehors des visites à sa femme inerte et intubée, à rechercher cette inconnue. Il va aller à plusieurs reprises sur place, à Cadaquès, pour tenter de retrouver cette femme qui la rattache aux derniers instants conscients de sa femme.

Les séquences du récit, alternent ces recherches, souvent vaines et infructueuses, et les séquences dans l’hôpital. D’un côté la vie, les surprises, les rencontres belles ou amères, de l’autre l’antichambre de la mort, Romy, l’épouse accidentée, ne se réveillant pas. A deux reprises, Benjamin est persuadé d’avoir retrouvé l’inconnue de la plage.

Cela donne des scènes oniriques puissantes où il explique à sa femme pourquoi il doit se raccrocher à cette photo pour tenter de survivre, ne pas se laisser submerger par le chagrin. Les deux auteurs, par des dialogues ciselés au cordeau sur des planches d’une fluidité étonnante, parviennent à insuffler des émotions fortes qui prennent le lecteur à la gorge. 

« L’étreinte » de Laurent Bonneau et Jim, Grand Angle, 300 pages, 29,95 € 


Une photo 

Les 300 pages du roman graphique L’étreinte de Jim et Laurent Bonneau trouvent leur source dans une simple photo.

Un cliché pris sur une plage à Cadaquès par Jim. On y voit une femme, étendue sur le ventre, lire en bronzant. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Mariée, célibataire ? En se posant ces questions les deux auteurs ont imaginé la quête de Benjamin, le personnage principal. Dans le roman, c’est lui qui a pris la photo et se demande qui peut bien être cette inconnue. 

Lumière des Albères 


Laurent Bonneau a toujours plusieurs projets en cours. Aux éditions Lauma (créées avec son épouse Marie Demunter, laumaeditions.wixsite.com), il devrait sortir en octobre ou novembre Lumière des Albères. Un petit livre d’illustrations ancré dans son village. Il a demandé à des amis, voisins ou connaissances de venir poser. Il a dressé leur portrait, toujours sous le même angle avec une lumière identique. Portraits qui seront accompagnés des dessins ou peintures de cette région qu’il arpente avec plaisir depuis deux ans.

mardi 17 août 2021

BD - Bettie Hunter, chasseuse d’aliens


Dans un futur très éloigné de notre présent, être un humain dans la galaxie est sans doute la pire tare possible et imaginable. Normal, les Terriens ont conquis des planètes en exterminant à tour de bras. Une fois qu’ils se sont retrouvés laminés par une large coalition extraterrestre, les derniers Humains ont été blacklistés. 

Pas de chance pour Bettie Hunter, jeune fille adorable pour le lecteur, qui pue et est très moche pour toutes les autres espèces. Elle est chasseuse de prime et le premier album de ses aventures est écrit par Ducoudray et dessiné par Lechuga. C’est très rock, assez cynique et bourré d’action et de rires. Une belle réussite.  

« Bettie Hunter » (tome 1), Glénat, 15,50 €