Pauvre Lubin Maréchal. Ce jeune homme équilibré. A 23 ans, il travaille à mi-temps dans un supermarché et a une copine, étudiante. Un boulot alimentaire. Son rêve, c’est de devenir acrobate. Il fait partie d’une troupe qui tente de percer grâce à une émission télé du genre « La France a un incroyable talent ». Il se donne à fond aux répétitions, y croit dur comme fer. Mais un jour il manque la répétition. Ses camarades s’inquiètent. Lui, ne comprend pas. Il s’est réveillé, persuadé n’avoir dormi qu’une nuit. En réalité il a disparu durant toute une journée.
Des absences qui deviennent récurrentes. Il ne vit se souvient que d’un jour sur deux. Pour savoir ce qu’il fait durant ses absences, il se file. Et découvre qu’il s’est bien levé et a vécu normalement dans son petit appartement. Il se laisse un message vidéo et le surlendemain découvre la réponse de son autre moi. Car Lubin, depuis peu, abrite deux personnes dans le même corps.
Le roman graphique de 200 pages signé Timothé Le Boucher déroule la logique de cet affrontement de personnalité. Qui prendra le dessus, le Lubin du début ou ce double radicalement différent ? Une réflexion passionnante sur la schizophrénie par un auteur de moins de 30 mais déjà très novateur dans son intrigue et au dessin classique très abouti.
➤ « Ces jours qui disparaissent », Glénat, 22,50 €
