L'univers du Donjon, imaginé par Joann Sfar et Lewis Trondheim, continue d'étendre ses tentacules. C'est avec une certaine appréhension que le fan découvre le 55e titre de la collection, le 10e de la série dite du Crépuscule (mais tome 113 au total) qui conte la fin du Donjon.
Cette fois c'est Obion qui est au dessin. Un style humoristique, mais avec quelques touches d'hyperréalisme quand il faut représenter les morts-vivants ou le château de Vaucanson. Le début de l'album est très bucolique. Marvin rouge et Zakûtu bivouaquent en forêt, presque en amoureux, après avoir dérobé le trésor d'un dragon endormi (oui, encore un dragon !).
Arrive Herbert. Le vieux monarque n'est pas content de la gestion de Vaucanson par son fils. Il demande donc à sa fille, Zakûtu, de prendre sa place. Une passation de pouvoir compliquée mais nécessaire car une armée ennemie approche et les fortifications sont toujours en chantier.
La princesse, sorte de valkyrie musclée qui n'a pas sa langue dans sa poche, décide de trouver une main d'œuvre pas chère. Elle sollicite le royaume des morts. Une mauvaise idée car elle va se retrouver coincée entre les envahisseurs et les zombies.
Sous couvert de bataille et de lutte pour le pouvoir, les auteurs, en plus de nombreux gags, abordent les thèmes très d'actualité de la condition féminine et de la place des femmes dans la société.
« Donjon crépuscule » (tome 113), Delcourt, 48 pages, 11,95 €
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