samedi 23 octobre 2021

Série télé - L’île de tous les cauchemars


Si vous avez le projet de vous installer dans une île isolée pour vous couper du monde trop violent, ne regardez pas, sur Netflix, Sermons de minuit avant. La mini série de Mike Flanagan vous découragera de vous retrouver, comme les quelques dizaines d’habitants du bout de terre où se déroule l’histoire, prisonnier d’un démon. Le créateur de la série (il écrit et réalise l’ensemble), abandonne les maisons hantées pour voir plus grand. Ce n’est plus une famille qui est aux prises avec des fantômes mais toute la communauté de Crockett Island

Le premier épisode présente les différents protagonistes. Comme un condensé de l’Amérique profonde. Riley (Zach Gilford) revient sur l’île après quatre années de prison. Ivre, il a tué une femme en provoquant un accident de la circulation. Son retour est mal vu par la majorité des habitants. Il retrouve Erin (Kate Siegel), son ancien amour de jeunesse, devenue institutrice de la petite école. Erin célibataire mais enceinte. Un état qui a du mal à passer auprès de Bev (Samantha Sloyan), sorte de bonne du curé, très pieuse, très écoutée par les paroissiens. Car tout le monde va à la messe le dimanche. Excepté le shérif, Hassan (Rahul Kohli) qui est musulman. Le père Paul, après un voyage à Jérusalem doit revenir. Mais un jeune prêtre arrive à sa place. Et du moment qu’il débarque, les événements étranges se multiplient. Mauvais ou bénéfiques. 

La série, en sept épisodes d’une heure, va crescendo dans l’horreur. Mais les scènes gore et terrifiantes ne constituent pas l’essentiel du programme. Au contraire, Sermons de minuit est passionnant avant tout pour ses dialogues longs et fouillés. Les tirades de Riley puis d’Erin sur comment ils imaginent ce qu’il y a près la mort méritent d’entrer dans l’anthologie des séries télé. Et comme sa précédente série, The Haunting of Hill House qui en regorgeait, il signe un plan séquence d’anthologie sur une plage de l’île digne d’être étudiée dans toutes les écoles du cinéma. Bref on frémit mais on prend aussi beaucoup de plaisir à cauchemarder sur l’île de Mike Flanagan. 


Aucun commentaire: