Le premier est véritablement au centre du premier roman même s’il délègue les opérations sur le terrain à Oksman. Il délègue car il découvre rapidement que le meurtre d’un ivrogne est directement relié à son enfance. La victime, poignardée en pleine fête privée, était l’enfant qui, 27 ans auparavant, harcelait le jeune Jari Paloviita. Le présumé coupable, retrouvé hagard dans la forêt, recouvert de sang, n’est autre que le meilleur ami de Jari à l’époque. Une résurgence d’un passé que Jari a tout fait pour oublier. Et quand Oksman commence à relier le crime au passé des deux belligérants, Paloviita va tenter de ralentir l’enquête au risque d’hypothéquer ses chances de devenir chef de la police de cette station balnéaire.
En alternant l’enquête actuelle avec les scènes où les deux amis se font des promesses pour un avenir joyeux, l’auteur place l’enfance, ses émerveillements suivis de ses déceptions, au cœur de l’intrigue. Paloviita devra faire des choix. Tout en se méfiant d’Oksman, le plus étrange enquêteur de Finlande. Souffrant de nombreux troubles obsessionnels du comportement, ce célibataire jusqu’au-boutiste, moqué par ses collègues, va pourtant s’approcher de la vérité liée à un serment faite par des jeunes garçons ambitieux des années plus tôt.
« Le serment » d’Arttu Tuominen, Éditions de la Martinière, 22 €

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