Loin d’être un pensum scientifique, Climax se présente comme un roman d’aventures. Un premier accident sur la plateforme fait revenir au pays Noah, un ingénieur. Il va de nouveau croiser la route de ses amis d’enfance. Quand ils passaient des nuits à vivre des aventures fantastiques dans des jeux de rôles basés sur les légendes scandinaves. Quand ils escaladaient le glacier qui domine la région. En plus de l’action qui semble conduire inéluctablement vers la fin du monde, des chapitres racontent les animaux menacés de cette région. L’ours blanc, évidemment, « un des seuls prédateurs qui n’avait pas peur de l’homme avec les crocodiles et les grands requins blancs ». L’ours affamé qui est devenu cannibale pour survivre. Les loups aussi sont menacés comme des poissons. Un bestiaire qui va devenir fabuleux, comme celui de la partie jeu de rôle du roman, quand Noah, Anders et Knut s’imaginaient en héros, mages et autres trolls.
Ce mélange des genres, des ambiances, des styles, donne une puissance supplémentaire à ce roman dont le message essentiel est résumé en page 227 : « On approchait de la fin du monde. On finissait par s’y attendre - on l’avait tellement attendue. » Vu les dernières prédictions du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), jamais on n’aura été si proche.
« Climax » de Thomas B. Reverdy, Flammarion, 20 €

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