mardi 14 septembre 2021

Cinéma - Anaïs, bulldozer d’amour

Après son mari, Émilie (Valeria Bruni Tedeschi) tombe sous le charme d’Anaïs (Anaïs Demoustier). Haut et court

Elle court sans cesse. Car elle est pressée. Et toujours en retard. Anaïs (Anaïs Demoustier) est une jeune femme hyperactive. Mais totalement immature et improductive. Le premier film de Charline Bourgeois-Tacquet est avant tout le portrait d’une femme dans son époque. Libre, indécise, ouverte à tout. Surtout à l’amour. Mais cette thésarde qui n’arrive pas à terminer ses études, dans le tourbillon de sa folle vie, se pose beaucoup de questions. Elle n’arrive pas à payer son loyer. Normal, l’appartement est trop grand. Elle devait y vivre avec son amoureux, mais le couple, elle ne s’y fait pas. Depuis elle papillonne. Lors d’une soirée chez une amie qui vient d’annoncer son mariage, elle rencontre Daniel (Denis Podalydès), éditeur qui a presque l’âge du père d’Anaïs. Elle couche avec lui alors que ce dernier affirme que c’est la première fois qu’il trompe sa femme Émilie (Valeria Bruni Tedeschi). Quand Anaïs découvre la photo de cette dernière, elle va trouver Daniel bien fade et fera tout pour rencontrer cette romancière. 

Les amours d’Anaïs est clairement composé de deux parties. La première montre une jeune femme indécise, virevoltante au risque de se brûler les ailes face à la rigueur de la vie et aux exigences des hommes. Mais, dès qu’Émilie entre en scène, Anaïs se transforme en bulldozer de l’amour. Elle fait tout pour entrer dans le cercle de la romancière, la séduire, tenter de la conquérir. Une gamine de 25 ans qui fait la cour à une quadra ayant déjà beaucoup vécu, tel est le thème de cette seconde partie du film, la plus belle et lumineuse. Comme s’il fallait gommer les hommes du récit pour qu’enfin Anaïs et Émilie découvrent la véritable passion. C’est beau, tourné avec délicatesse et très universel.

Film de Charline Bourgeois-Tacquet avec Anaïs Demoustier, Valeria Bruni Tedeschi, Denis Podalydès



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