Rien ne va plus pour la petite entreprise Hallangen dans la ville de Skarnes en Norvège. Elle a pignon sur rue et propose ses services à la population depuis quatre générations. Mais voilà, plus personne ne meurt à Skarnes, sous-titre de la série télé Post Mortem depuis peu sur Netflix. Les Hallangen sont croque-morts depuis des générations. Le fils, Odd (Elias Holmen Sørensen), se prépare à succéder à son père. La fille, Live (Kathrine Thorborg Johansen) est infirmière dans une maison de retraite.
Tout débute quand les policiers locaux (un couple hilarant formé par un pur local, amoureux de Live quand il était à l’école primaire et une Femme en surcharge pondérale originaire d’Afrique mais dotée du flegme inébranlable des Norvégiens) découvrent un corps dans la campagne. C’est Live. Conduite à la morgue, c’est au tout début de l’autopsie que les médecins s’aperçoivent que finalement elle est vivante.
Série horrifique avec quelques scènes gores, Post Mortem est avant tout l’histoire d’une famille en déroute. Live souffre d’un mal héréditaire qui l’empêche de mourir et la pousse à boire du sang humain. Loin de se concentrer sur elle, le scénario raconte comment Odd, raté parmi les ratés, tente désespérément de remettre l’entreprise à flot, quitte à transporter de la drogue dans des cadavres en provenance de Suède ou pire, utiliser les combines des « forces de vente » pour obliger les clients (la famille en deuil), à acheter le cercueil et la cérémonie la plus coûteuse.
Bref le noir n’est pas réservé aux costumes lors des enterrements mais aussi à l’humour distillé dans cette série très transgressive.

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