Encore un drôle de samedi sur les chaînes d’information en continu. En plus des manifestations contre le pass sanitaire (de plus en plus violentes au vu des images de Toulouse), on a eu droit, quasiment en direct live, à la sortie de prison de Damien Tarel.
Pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, Damien Tarel, 28 ans, a pour seul fait d’armes d’avoir giflé le président Macron en juin dernier dans la Drôme. Condamné à de la prison ferme, quand Damien Tarel sort, les micros se tendent devant lui, permettant ainsi de cautionner un acte de violence. Car une gifle, même mal donnée, reste une agression physique. Bien sûr, le fraîchement libéré ne regrette rien.
Preuve que la prison, malheureusement, ne sert pas à grand-chose dans ces cas précis.
Royaliste assumé, il ose déclarer en direct « le peuple est muselé ». Double paradoxe. Le peuple ou le roi, faut choisir. Et puis le peuple est peut-être muselé, mais lui au moins peut s’exprimer sans le moindre filtre en direct à la télé nationale.
Enfin le pire dans cette interview, réalisée juste avant qu’il ne rejoigne la manif contre le pass sanitaire, c’est le béret qu’il arborait sur la tête. Pas le béret traditionnel, celui qui n’a jamais quitté la tête de mon père par exemple, mais un large couvre-chef, savamment incliné, comme mis à la verticale. Certains y ont vu un hommage aux chasseurs alpins. Mais d’autres, à bien y regarder, y ont plutôt vu un signe de ralliement à la Milice de sinistre mémoire que le gifleur-star a exhibé en toute sérénité.
Décidément, un drôle de samedi qui s’est terminé par Zemmour chez Ruquier. Je sens qu’elle va être longue et pénible cette période électorale.

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