Vu à la machine à café avant-hier, un petit mot anonyme demandant aux employés du journal de venir travailler ce jeudi habillé d’un pull moche de Noël. Désolé, pas pour moi. Non seulement je refuse de suivre les modes idiotes lancées outre-atlantique (sauf quand il y a des sabres-lasers), mais en plus je suis toujours sapé avec la dernière élégance. (Ah zut, 90 % des personnes me connaissant se sont littéralement étouffées en lisant ces lignes.)
En réalité, dire que j’apporte peu d’importance à mon look est mille fois en des- sous de la réalité. Je suis de ceux qui s’en contrebalancent totalement. Une chemise repassée me donne de l’urticaire, c’est dire.
À la limite, le pull moche de Noël me ferait presque envie. Au détail près que je ne supporte pas les pulls. La laine me gratte, le synthétique bourré d’électricité statique me donne l’impression de me transformer en torche humaine. De plus ma femme a toutes les qualités, dont celle de ne pas savoir tricoter (et de détester ça).
Ensuite, le pull moche est forcément sujet à controverse. Pourquoi un renne du père Noël souriant de toutes ses dents dans des couleurs criardes est plus vilain qu’un pull Desigual, version art contemporain du vêtement bariolé ?
Si la journée mondiale du pull moche de Noël est de- venue une institution planétaire, navré de doucher les espoirs de celui ou celle qui a collé le post-it à la machine à café, mais cette journée tombe chaque année le 3e vendredi de décembre.
La semaine dernière donc. Être ridicule, passe encore, mais avec sept jours de retard, c’est au-dessus de mes forces.
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