Prenez un footballeur, par exemple. Pas un amateur mais un pro, de ceux qui gagnent des millions à chaque match. Ne croyez pas qu'il sera viré s'il marque contre son camp. Par contre, si par malheur il se coiffe normalement ou pire avec un peu d'élégance, cette faute de goût le mettra au ban de la société footballistique. Si, en plus, il parvient à formuler une phrase sans erreur d'accord avec des vrais mots du dictionnaire, alors il est bon pour Pôle emploi. Car depuis des années, mauvais goût capillaire et syntaxe approximative sont obligatoires pour mériter ce titre de footballeur.
Un homme politique perd-il toute crédibilité s'il ment à ses électeurs ? Non, ce petit jeu est autorisé (et même recommandé dans bien des cas). Le politique devient fautif au moment où il se fait prendre. Et encore, faut-il ensuite qu'il soit condamné.
Quant à moi, la faute professionnelle qui me pendait au bout du nez et qui aurait pu me mettre au placard pour de longues années je l'ai évitée, au terme d'un douloureux combat intérieur : ne pas parler une troisième fois d'affilée d'une certaine N…
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