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samedi 30 décembre 2017

De choses et d'autres - Fondre pour du fromage

Les derniers excès du réveillon ne sont pas encore digérés que je vais encore vous parler victuailles. A la base, je me suis fait avoir une nouvelle fois par un titre du site parodique du Gorafi. Berné car je suis absolument persuadé de la véracité de leur titre : « Selon une étude, le bonheur serait étroitement corrélé à l’ajout de fromage fondu sur tout ». Le « sur tout » aurait dû m’alerter. Mais à part ça, comment ne pas reconnaître qu’une mauvaise journée s’illumine dès que l’on saupoudre ses pâtes au beurre de quelques grammes de gruyère râpé ? Une raclette ? Qu’y a-t-il de plus réconfortant face à l’adversité de la vie qui tourne et du temps qui passe ? Un camembert, à point si possible, c’est succulent. Mais un camembert coulant passé au four ou sous la braise, dans lequel on trempe des mouillettes de pain de campagne frais... Si ça, ce n’est pas la personnification ultime du bonheur, à quoi bon continuer de vivre ?

Et pourtant, il s’agit encore une bêtise du Gorafi qui parfois voudrait prendre mes envies pour des réalités. Non, tout fromage fondu n’est pas synonyme de bonheur. Par exemple, la dernière fois que j’ai mangé une raclette justement, je me suis brûlé l’index en prenant trop vite ma tranche de lard croustillante. Naïf, je me suis dit qu’un peu de fromage fondu sur le bobo apaiserait la douleur. Perdu, ça fait encore plus mal.

Autre exemple je tombe sur une bouteille de vin bouchonné. Pas bon, mais je ne vais quand même pas jeter 9 toute la bouteille. J’essaie ma recette magique : un peu de  camembert passé au micro- ondes dans le verre à pied. Alors sur le coup, c’est vrai, le goût de bouchon est moins prononcé, mais la mixture qui le remplace n’a pas à propre- ment parler le goût du bon- heur non plus.

vendredi 23 septembre 2016

DE CHOSES ET D'AUTRES - Gégé le Gaulois

En plein débat sur l'importance de notre héritage gaulois dans l'identité nationale, un spécialiste de la question vient de rendre un avis tranché. Spécialiste, il le revendique : il a interprété à plusieurs reprises un des plus célèbres Gaulois qui soit : Obélix. L'omnipotent (à ne pas confondre avec impotent) Gérard Depardieu, en tournée de promotion en Italie pour son dernier livre intitulé "Innocent", s'insurge quand on lui demande s'il se sent toujours Français, lui qui détient désormais un passeport russe remis en mains propres par Poutine. Fureur de notre Gégé national : "Non, je suis un citoyen du monde. La France risque de devenir un Disneyland pour les étrangers, peuplé d'imbéciles qui font du vin et du fromage qui pue pour les touristes." Comme d'habitude avec l'inoubliable acteur des "Valseuses", c'est du lourd. 
Étonnant comme il arrive à se caricaturer tout seul. Car en dehors de ses activités cinématographiques, il est également producteur de vin, bouteilles qu'il vend d'autant plus cher par le simple ajout de son nom sur l'étiquette. Pour le fromage qui pue, il n'a pas encore trouvé le bon filon financier. Mais on lui fait confiance pour lancer une marque de camembert du style "Le Gégé, rond et à point" 

Quant à critiquer Disneyland, il ferait mieux de se renseigner. Le complexe touristique axé sur les héros américains n'est pas au mieux de sa forme. Par contre le Parc Astérix, en 2015, a vu sa fréquentation augmenter de 8 %. Alors oui, les Gaulois attirent plus les touristes étrangers que la souris aux grandes oreilles, mais faut-il s'en désoler ou saluer une réussite purement commerciale ?

jeudi 4 juin 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Éloge du trou

Présentée comme une « percée scientifique » par le magazine « Sciences et avenir », des chercheurs viennent de résoudre l'énigme de la formation des trous dans les fromages, notamment l'Emmental suisse. C'est vrai ça, d'où viennent-ils ces trous ? Gamin, j'ai d'abord pensé que ces creux étaient rajoutés après la coupe. Juste pour enlever un peu de matière. Plus tard, j'ai compris que ces sphères parfaites se formaient à l'intérieur des grosses meules. Peut-être en les perçant à l'aide de fines pailles et en soufflant une bulle d'air. Explications idiotes pour un mystère complet. Jusqu'à la découverte de la semaine dernière.

En passant une meule au crible durant sa maturation, l'Institut des sciences en denrées alimentaires basé à Berne a mis en évidence l'action de petites particules de foin. Microscopiques, une fois dans le fromage, elles fermentent et dégagent du gaz qui repousse la pâte. Une explication d'autant plus crédible que les producteurs ont constaté que leurs fromages présentaient beaucoup moins de trous depuis que les vaches ne sont plus traites à la main mais par des machines dans des étables mieux isolées. Résultat, on croit acheter du fromage et on se retrouve avec des trous causés par du foin. Sacrée tromperie sur la marchandise.
Reste maintenant aux chercheurs à se pencher sur le fameux paradoxe du fromage à trous, syllogisme imparable et très déstabilisant : « Plus il y a de fromage, plus il y a de trous ; or plus il y a de trous, moins il y a de fromage ; donc plus il y a de fromage, moins il y a de fromage. »