Son rôle dans Calypso la propulse au sommet du cinéma américain. Une sirène chantante, en pleine mode des comédies musicales. Un rôle en or pour lancer une carrière. Georgia Gould a longtemps représenté l’idéal féminin. Mais de nos jours, elle n’est plus qu’une vieille comédienne en fin de parcours, usée par les excès, mise sous tutelle après bien des errances. Georgia qu’on a cru morte mais qui réapparaît dans une clinique suisse, au bord du lac Léman.
Une sorte de retour en arrière pour Georgette Schwitzgebel, la véritable identité de Georgia, découverte adolescente par un réalisateur en villégiature. Le roman graphique de Cosey, tout en noir et blanc, ne s’attarde pas sur le passé. Il parle du présent et des retrouvailles de Geirgia avec Gus, son premier amour. Le gamin est devenu ouvrier, spécialisé dans les grands chantiers (tunnels, barrages), vivant chichement. Et s’il tentait de reconquérir le cœur de sa belle Calypso ?
Un récit entre regrets et espoirs fous, comme pour prouver au monde qu’un amour ne meurt jamais et que les vieux aussi ont droit au bonheur. Même s’ils savent parfaitement qu’il ne durera pas longtemps.
➤ « Calypso », Futuropolis, 20 €
