dimanche 10 décembre 2017

Beaux livres illustrés - De très grands classiques à redécouvrir


Jane Austen a parfaitement retranscrit les mœurs anglaises de son époque. La romancière, en croquant les histoires d’amour et d’influence de l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, en plus se signer une œuvre littéraire immortelle, fait acte de quasi reportage. Alors laissez vous séduire par les sœurs Elinor et Marianne partagées dans leurs sentiments. Une dualité parfaite qui place ce roman dans le panthéon des textes de la littérature anglo-saxonne. Dans ce gros recueil, illustré des gravures d’époques, ce sont les trois textes emblématiques de Jane Austen qui sont proposés. « Raison et sentiments » puis « Orgueil et préjugés » pour terminer par « Northanger Abbey ».

Autre classique mais du milieu du XIXe siècle, « Carmen » de Prosper Mérimée mérite qu’on le redécouvre. Et pour l’occasion, la collection Métamorphose a proposé à Benjamin Lacombe de proposer sa version graphique de cette femme fatale envoûtante. Planches en couleurs ou cabochons à l’encre de Chine, ses illustrations sont d’une profondeur incroyable. Et l’effet dentelle noire sur la couverture très originale.

➤ « Coffret Jane Austen, Omnibus, 39 €

➤ « Carmen », Métamorphose, 32,50 €

vendredi 8 décembre 2017

De choses et d'autres - Clics macabres

Tout est bon sur internet pour engendrer des clics et attirer la publicité. Même les morts. Surtout les célèbres. La disparition de Johnny Hallyday m’a permis de découvrir un site qui au moins, annonce clairement la couleur dans son intitulé. 

Sur « jesuismort.com » vous pourrez trouver toutes les dates des personnalités décédées ces dernières années. 2016 était une année noire (Michel Galabru, David Bowie, Prince), mais 2017 est en train de la battre à plate couture. En plus de l’idole des jeunes devenu «héros national » avec descente des Champs-Élysées et hommage présidentiel, les fans de tous genres déplorent la disparition de Mireille Darc, Jean Rochefort, Jeanne Moreau, Simone Veil ou Chuck Berry. Comme si toute une gé- nération s’éteignait sous nos yeux. Un grand vide en perpétuel agrandissement. 

Le site reste bien fait, toujours très respectueux, mais laisse quand même un arrière-goût au fond de la rétine. Car en plus de la liste chronologique des morts de l’année et de leur classement dans des catégories en fonction de leurs activités ou de leur nationalité, il existe un onglet « Top 50 ». Quelle étrange idée de vouloir classer des morts. S’il est un état dans lequel tout le monde est à égalité, c’est bien celui de cadavre. 

Mais sur ce site, les fans peuvent continuer à « voter » pour leur mort préféré. Et chaque jour, le classement est réactualisé. Hier par exemple, Claude François (disparu en 1978), était en tête avec plus de 11 millions de points. Il était suivi par Dalida et Luis Mariano. Et Johnny alors ? Il fait son entrée dans ce Top 50 (beaucoup de ses fans auraient préféré qu’il n’y soit jamais classé), directement à la 10e place avec plus de 1,2 million de points. Et sans être devin, je sens que dès demain il va coiffer tous ses collègues au poteau pour retrouver, même mort, sa place de « number 1 ». 

mercredi 6 décembre 2017

DVD et Blu-Ray - Combat de Terminators

James Cameron a attendu près de 8 ans avant de se lancer dans la suite de Terminator, succès plané- taire. Deux raisons ont guidé son choix : revoir le rôle d’Arnold Schwarzenegger devenu un acteur abonné aux rôles positifs et mieux profiter des progrès des effets spéciaux numériques.

Pour le cas de Schwarzy, facile. John Connor, dans le futur, a reprogrammé un T800. Il n’a pas pour but de le tuer, mais de le protéger. Toujours robot, mais gentil. Le tour est joué. Reste à trouver un nouveau méchant. Ce sera Robert Patrick qui tentera de faire oublier le premier Terminator. Il a parfaitement adopté le regard vide du robot sans émotion. Mais pas toujours évident que cela soit un rôle de composition.

Le plus intéressant dans ce film est l’évolution du personnage de Sarah Connor. Après la destruction du premier robot, elle se retire dans le désert et donne naissance à John, le fameux futur chef de la résistance. Dix années ont passé. Sarah est internée dans un asile psychiatrique. Devenue complètement paranoïaque, elle n’a qu’un but: empêcher l’avènement des machines. John est placé dans une famille d’accueil et est en train de mal tourner. L’arrivée des deux terminators, quasi au même moment, va bouleverser une nouvelle fois leurs vies.

C’est une version remastérisée et passée en 3 D qui est proposée en blu-ray. avec des bonus réellement d’exception. Car en plus du classique making of réalisé à l’époque de la sortie du film, c’est un long documentaire, réalisé lors de la restauration du film, qui est proposé. L’occasion de voir comment ont évolué Robert Patrick et Edward Furlong. Car si le film a marqué toute une génération, réalisant des bénéfices exponentiels, il n’a pas porté chance à ses acteurs. Linda Hamilton a quasi disparu de la scène publique après ça, Robert Patrick se contentant de petits rôles alors que Furlong, encore enfant, a très mal vécu cette notoriété soudaine.

Sans oublier la scène coupée finale montrant Sarah Connor dans 40 ans, devenue une vieille femme. Elle n’a pas été intégrée dans le film, comme pour se donner l’occasion de faire une suite de la suite. Mieux aurait valu en rester à ce second opus.

➤ « Terminator 2 », Studiocanal, de 9,99 € le DVD à 29,99 € le coffret blu-ray 3D 4k. 

De choses et d'autres - L’amour vaut mieux qu’un gâteau

Malgré la progression de l’autorisation du mariage gay un peu partout dans le monde, les opposants ne baissent pas les bras. Aux États-Unis par exemple, ils utilisent tous les moyens juridiques pour tenter de revenir sur la décision de nombreux états.

Dernière péripétie en date celle de ce pâtissier qui a refusé de confectionner un gâteau de mariage pour un couple d’homme sur le point de s’unir. Dans un monde normal, ce rejet se serait simplement conclu par un changement de crémerie. Vous ne voulez pas de notre commande ? Pas de problème, c’est un autre pâtissier qui va réaliser la bonne affaire. Mais aux USA, les avocats tous puissants, aiment à se saisir de ces petits faits anodins pour les transformer en affaire d’état. Le couple a porté plainte contre le pâtissier pour discrimination. Ce dernier a renchéri en saisissant la cour suprême sur son droit à choisir ses clients en fonction de ses croyances religieuses. Résultat le pays est divisé comme jamais entre les pro et anti pâtissier. Tout ça pour un gâteau dont on ne sait même pas s’il aurait été bon...

Autre pays anglo-saxon, autre esprit. En Australie, après des années de débats, le mariage pour tous semble totalement entré dans les mœurs. Et par la meilleure façon qui soit : l’amour. Car ne l’oublions pas, à la base, si deux êtres, quel que soit leur sexe, veulent s’unir, c’est pour vivre ensemble. Lors de l’adoption du texte, un élu conservateur, en même temps qu’il annonçait son intention de voter pour la loi, en profite pour s’adresser à un de ses collègues pour le demander en mariage. Voilà comment on fait basculer une opinion, juste en la prenant par les sentiments. 

Cinéma - "Les Gardiennes", femmes et piliers de la civilisation



LES GARDIENNES. Xavier Beauvois raconte la guerre 14-18 des femmes restées à l’arrière.


En pleine célébration du centenaire de la guerre 14-18, les films sur cette immense boucherie se multiplient. Après « Au revoir là- haut » de Dupontel, place aux « Gardiennes » de Xavier Beauvois. Point commun entre les deux films, il s’agit d’adaptations de romans et ce ne sont pas les combats qui sont au centre de l’histoire, mais leurs conséquences.



Quand des millions de Français ont rejoint le front, la fleur au fusil, à l’arrière seules les femmes et les anciens sont restés pour faire tourner les fermes et entreprises. Persuadés d’une victoire rapide, cette situation s’est compliquée quand les poilus se sont enlisés dans les tranchées. Le film raconte comment des femmes ont dû se retrousser les manches et faire le travail des absents. Dans cette grosse exploitation agricole avec culture de céréales et élevage de vaches laitières, il ne reste plus que deux femmes pour tout faire. Hortense (Nathalie Baye) et sa fille Solange (Laura Smet) labourent, sèment et récoltent. Un travail harassant qui est normalement effectué par le fils d’Hortense et le mari de Solange. Mais ils sont tous les deux mobilisés.
Alors la patronne se résout à embaucher. Mais plus un seul homme valide n’est disponible. Elle prend donc la jeune et serviable Francine (Iris Bry). Elle deviendra essentielle à la bonne conduite de la ferme. Orpheline, elle a l’impression de se découvrir une famille. D’autant que quand le fils revient pour une permission, ils tombent amoureux. Mais la guerre n’est pas terminée et les trois femmes vont encore rester longtemps seules à gérer la ferme.

■ Trois femmes, trois parcours
Trois femmes sont au centre de ce film réalisé par un homme, mais coécrit avec sa femme, Marie-Julie Maille, également monteuse et actrice. La plus vieille, gardienne des traditions, n’a qu’un but : que tout redevienne comme avant. Sa fille, dont le mari est prisonnier, incarne ces femmes qui, face à l’adversité, s’affirment et prennent de l’assurance. C’est elle qui va moderniser l’exploitation, abandonnant les bœufs pour des tracteurs. Une moderne qui s’ignore. La troisième, Iris, est celle qui va le plus s’affirmer. Naïve, confiante, elle devra pourtant assumer ses choix, se moquant du « qu’en dira-t-on » pour s’épanouir. Le film est ancré dans cette terre de France, parfois féconde, trop souvent boueuse. Réalisation classique, naturaliste, exceptées deux scènes remarquables : le rêve d’un Poilu lors de sa permission, tuant des ennemis sans visages et le ballet de deux mains amoureuses sur les pierres millénaires d’un dolmen. Le tout sur la musique de Michel Legrand.
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Xavier Beauvois dans le texte

Sur la différence entre comédien et acteur : « Le comédien c’est celui qui a fait des études qui a pris des cours de théâtre et qui va se branler la tête à la cantine pour savoir comment il va jouer son personnage. Tandis que l’acteur c’est quelqu’un qui va être le personnage. Moi quand j’ai affaire à un comédien il dégage, je ne veux que des acteurs. Un mec comme Depardieu il va toucher les couilles du photographe de plateau mais dès qu’on dit « Moteur », il va être son personnage. C’est pour ça que je ne vais jamais au théâtre. »
Sur l’adaptation des romans au cinéma. « Si j’ai lu un livre, je ne vais pas voir l’adaptation. Chacun de nous devient metteur en scène en lisant un roman. On va imaginer une fille qui n’aura rien à voir avec celle proposée par le cinéaste. Forcément quand vous allez voir le film vous êtes confronté avec quelqu’un qui a un autre fantasme qui ne va pas forcément vous plaire. En général, on est déçu. »
Le roman qu’il aimerait adapter : « Les mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar. L’intelligence des Romains c’est que quand ils envahissaient un pays, un type du pays pouvait devenir empereur. Hadrien était Espagnol. Ils amenaient du progrès les Romains, ils étaient beaucoup plus malins que ces crétins de Français en Algérie. »
Sur la lenteur de ses films : « Faut pas compter sur moi pour mettre la caméra à l’épaule et faire semblant de la branler pour faire jeune. Ça non, ça va pas le faire. Je ne supporte pas. Le pire pour moi c’est Jason Bourne. Le mec il est à Berlin, on cligne des yeux il est à Rome puis Istambul. Insupportable. »
Tourner avec sa fille de 5 ans : « Elle me disait ‘Oui chef, oui patron’, elle se foutait clairement de ma gueule. »
 ➤ « Les Gardiennes », drame, de Xavier Beauvois (France, 2 h 14) avec Nathalie Baye, Laura Smet, Iris Bry

mardi 5 décembre 2017

De choses et d'autres - Aux frais de la République

Pauvres députés. Ils sont de moins en moins considérés depuis la grande lessive «En marche » des dernières législatives. Prenez les remboursements de leurs frais. Désormais, transparence oblige, ils doivent justifier les sommes engagées. Terminée la note lapidaire « Frais de repas : 2 000 €», il faut prouver que l’on a bien mangé pour cette somme, factures détaillées à l’appui. 

L’occasion pour Stéphane Le Foll, ancien ministre, rare rescapé du PS, de déclarer un tantinet énervé « Je vais être obligé de me trimbaler avec mes justificatifs ». Ben oui, comme la majorité des Français qui ont l’occasion de se faire rembourser des dépenses liées à leur métier. Péage, parcmètre, note de télé- phone, repas... Ils sont des millions chaque mois à passer quelques minutes voire des heures, à établir l’inventaire des frais liés à leur activité et à les fournir à leur administration. Pourquoi les députés seraient-ils épargnés par ce petit casse-tête mensuel ? C’est la vraie vie. Tout simplement. Mais nos élus (du moins les anciens) vivent depuis trop longtemps hors-sol.

Un autre député a même osé se plaindre de devoir demander la note quand il « achète une barre chocolatée gare Montparnasse » en attendant son train. Alors là, franchement, faut oser. Et si comme lui, tous ceux qui rentrent des notes de frais, en glissaient une de ce genre, m’étonnerait que ça passe. Car on nous paye pour travailler, pas pour nous goinfrer de confiserie. Ou au moins d’avoir la décence de la payer de sa poche. Une constatation qui vaut pour les élus de la République, même si visiblement leur manière de fonctionner différait fortement quand ils avaient la possibilité d’utiliser leur cagnotte au gré de leur bon vouloir et de leurs fringales. 

BD - Batman saveur Marini



Les personnages des comics américains ont définitivement conquis le monde. Grâce aux films plus que les BD, mais Superman, Batman et autres Surfer d’argent sont devenus des références planétaires. Au point que les meilleurs des dessinateurs de la « franco-belge » se proposent désormais d’animer ces héros. 
Moebius en son temps et aujourd’hui c’est Enrico Marini qui se frotte à l’homme chauve-souris. Batman en couleurs directes, c’est rare et remarquable. D’autant que Marini a profondément humanisé le personnage et pris beaucoup de plaisir à dessiner les deux héroïnes féminines emblématiques de la série, la chipie Harley Quinn et la très sexy Catwoman. Bref, ce premier tome d’un diptyque plaira à tous, des inconditionnels du héros comme des amateurs de jolis dessins sans trop d’effets superflus.
➤ "Batman, The Dark Prince Charming » (tome 1), DC et Dargaud, 14,99 €

lundi 4 décembre 2017

De choses et d'autres - Tentations

Hier à la messe, le « Notre Père », la plus connue des prières, a été prononcée dans sa nouvelle version. Car l’église catholique, loin de rester figée dans un dogme rigide, s’adapte aux temps nouveaux.

Tous ceux qui sont passés par la case catéchisme s’en souviennent, le désormais obsolète « et ne nous soumets pas à la tentation » est remplacé par « et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Un peu de sémantique pour lever une interrogation. Car dans la version initiale, on peut comprendre que c’est Dieu en personne qui nous soumet à la tentation. Comme si la puissance divine incitait à commettre ces péchés. La nouvelle formule présente Dieu comme un protecteur. C’est lui qui va nous permettre de ne pas céder. A priori cette modification ne va pas changer la face de l’Église. Simplement de provoquer, au début, un certain flottement dans la prière car un texte répété chaque dimanche depuis des décennies vient naturellement aux lèvres. Force de l’habitude, même le curé risque de s’emmêler la langue lors de la célébration. Il y aura certainement un double langage avant que le « entrer en tentation » ne s’impose naturellement.

Le « Notre Père », avec le « Je vous salue Marie », reste la monnaie officielle pour se racheter de ses péchés. Après la confession, en fonction de la gravité des fautes, le curé nous impose un nombre variable de prières. Mais si on se trompe dans la formulation, faut-il les considérer comme nulles et non avenues ? Doit-on les reprendre du début pour que nos bourdes soient absoutes ? Et puis les péchés du passé sont-ils véritablement oubliés ? Dans le doute (qui risque quand même de nous conduire tout droit en enfer…), mieux vaut essayer de rester sur le droit chemin. Ça nous évitera bafouillages terrestres et cafouillages divins. 

Littérature - Une romancière abreuvée de réalité


Dans quelle mesure est-il possible de parler de la région sans tomber dans la caricature du roman de terroir ? Perpignan ou les Corbières comme décor d’une histoire d’amour brutale et compliquée, crédible ou farfelu ? Les sceptiques doivent d’urgence se plonger dans le second roman de Chelsea Cunningham. « Si Dieu est une femme, elle est romancière », se déroule entièrement à Perpignan avec quelques excusions sur la côte vermeille et à Lagrasse, dans les Corbières audoises. Décor local mais personnages universels. Zoé parle. Adam écoute. Zoé est une jeune femme un peu fantasque, allongée sur le canapé d’Adam, psy. Le classique jeu du chat et de la souris s’installe entre eux. Zoé, en racontant des bribes de sa vie inventée, tente de séduire Adam, incapable de rester dans son rôle neutre de thérapeute.

■ Faire semblant


Zoé invente car elle se persuade d’être une romancière ? Elle va puiser dans la vie d’Adam pour en faire une fiction crédible. Adam, au tournant de sa vie, va sombrer dans le piège. Ainsi, Zoé quitte le cabinet tout sourire «C’était bon, Adam était tout à elle, buvait ses paroles, ne la quittait pas des yeux, attendait ses visites avec impatience, se sentait encore libre mais était, sans nul doute pieds et poings liés. » Mais la romancière (la vraie, pas le personnage), née à Londres mais installée depuis de nombreuses années dans les PyrénéesOrientales qu’elle connaît à merveille, complique le jeu avec l’intervention de Bianca, la femme d’Adam. Paradoxalement c’est elle qui semble la plus « compliquée », la plus en mal d’émancipation. Femme au foyer, grande-bourgeoise, elle fait semblant depuis trop longtemps. Le soir, avec son époux, « elle se contentait de parler pour éviter que le silence ne s’installe pour de bon. » Lucide. Trop parfois. «Elle savait qu’Adam vivait avec elle parce qu’il n’avait pas, pour d’heure, d’autres idées. » « Si nous avons toutes et tous un talent particulier, Bianca avait trouvé le sien » : faire semblant.
Ce roman, ciselé et tranchant comme un bistouri, explore aussi les traumatismes de l’enfance. Adam, en manque d’amour de la part de sa mère, a longtemps vénéré la bonne de la maison. Jusqu’à ses 7 ans et cet événement tragique que, tout en étant psy, il ne parvient toujours pas à exorciser. 
➤ «Si Dieu est une femme, elle est romancière» de Chelsea Cunningham, Trabucaïre, 13 €

dimanche 3 décembre 2017

Récit - "Paco" raconté par son fils Emile Ramis

Paco a exercé beaucoup de métiers en Espagne puis en France. Son fils Emile Ramis retrace l’existence de ce Républicain de la première heure qui a été, à tour de rôle, épicier, jardinier, capitaine, condamné à mort, ouvrier agricole puis au final représentant de commerce. Ce jeune idéaliste, engagé auprès des Républicains, a été longtemps prisonnier de la police franquiste. 

C’est depuis cette prison qu’il a remarqué sa future femme qui vivait en face. Mariés, ils ont eu un fils, Émile, qui raconte et met surtout en valeur dans ce livre l’émotion et l’admiration qu’il a pour son père disparu. Un récit permettant de revivre par procuration les heures noires de l’Espagne sous le joug de Franco.

➤ "Paco (1917-1989)", Émile Ramis, éditions Chapitre.com, 19 €