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mercredi 19 septembre 2018

Cinéma - "Leave no trace", se couper du monde pour réussir à lui survivre

Il y a un peu de « Captain Fantastic » dans le nouveau film de Debra Granik. Après « Winter’s Bone » qui se déroulait en partie dans les forêts du Missouri, elle plante de nouveau sa caméra dans la forêt pour « Leave no trace ». Mais cette fois ce sont les zones froides et humides de l’Oregon et de l’État de Washington, sur la côte nord-ouest des USA, qui servent de décor à cette histoire de survivalisme.



Will (Ben Foster), vétéran, et sa fille adolescente, Tom (Thomasin Harcourt McKenzie), fuient la civilisation. Ils vivent sous une bâche dans le parc naturel proche de la banlieue de Portland, récupèrent l’eau de pluie, cueillent des champignons, font pousser quelques légumes et s’entraînent à se cacher. Car il est interdit de vivre dans ce parc national.


Quand le nécessaire manque, ils vont en ville se ravitailler. Will touche sa pension de vétéran et revend les médicaments que le service de santé lui délivre pour cause de traumatisme post-conflit. Pilules qu’il cède à des SDF.

La première partie du film se concentre sur cette survie précaire, entre paradis (les bons jours) et lutte contre le froid et l’humidité (tout le reste du temps). Repérés, capturés, le père et sa fille sont séparés. Quand ils arrivent à se retrouver ensemble, ils fuient de nouveau, plus au nord, dans des forêts encore moins hospitalières. 

Superbe symphonie naturelle, ce film d’une grande beauté, est avant tout la description du traumatisme d’un homme, persuadé que pour survivre au monde, il faut le fuir. Une réalité qu’il veut imposer à sa fille. 

➤ « Leave no trace » de Debra Granik (USA, 1 h 49) avec Thomasin McKenzie, Ben Foster.

lundi 27 novembre 2017

De choses et d'autres - Dans le slip du survivaliste

« J’espère vous avoir donné envie d’apprendre à crocheter! » Telle est la conclusion d’un article déniché sur internet. Ne pas confondre faire du crochet et crocheter. Dans le premier cas, il s’agit d’une activité de « mémère à chat », dans le second de cambrioleur. Ou de survivaliste. Car cette phrase je l’ai extraite du site «La bible du survivalisme ».

Une mine d’idées toutes plus étonnantes que saugrenues. Elle recense les trucs et astuces pour survivre le plus longtemps en milieu hostile. Le rédacteur explique que le crochetage, c’est avant tout un jeu pour «mieux comprendre le fonctionnement des serrures ». Et en cas de catastrophe mondiale et d’écroulement de la société, « vous avez tout intérêt à être discret. » Bon, pour trouver de la nourriture et voler par la même occasion, faut pas se voiler la face. Ainsi, « si vous venez de crocheter la serrure de la porte d’une pièce où vous souhaitez vous abriter, cette serrure vous protégera par la suite » explique le site.

Le survivalisme permet aussi à certains de se retrouver au plus près de la nature. Un sac à dos, un couteau et on part dans les bois. On vivote avec le minimum, on se prépare pour le grand chaos. Il faut, dans l’absolu, garder toujours un sac prêt avec le plus utile. Pour une semaine, compter deux jeux de sous-vêtements, car, comme l’annonce le site de façon très cash, « on n’est pas là pour sentir bon, la seule raison de changer de vêtements c’est pour en mettre des secs si ceux qu’on porte sont mouillés. » Une bonne solution également pour éloigner les indésirables.

Attention cependant car au bout de quelques jours sans vous changer, la dernière femme que vous croiserez risque d’émettre quelques réserves à vos avances, même si l’avenir de l’humanité est en jeu. Le slip sale, aussi survivaliste soit-il, n’émettra jamais de phéromones. 

En bonus, Gaétan dans les bois comme Rahan : le survivalisme ça ne s'improvise pas...