Fin ce vendredi 8 mai de la publication en feuilleton de la nouvelle aventure de Spirou et Fantasio. Fred Neidhardt et Fabrice Tarrin vous donnent rendez-vous fin août pour la sortie de l’album « Spirou chez les Soviets » aux éditions Dupuis.
Que tout le monde se rassure, le monde libre l’emporte à la fin de l’aventure de Spirou et Fantasio imaginée par Fred Neidhardt, auteur résidant à Montpellier et dessinée par Fabrice Tarrin, habitant lui à Narbonne. Deux jeunes auteurs qui n’ont pas hésité à dynamiter le monde imaginé par Jijé, Franquin, Fournier ou Tome et Janry.
Le héros en habit rouge, lancé en dans le magazine qui porte son nom depuis 1938 par Rob-Vel, affiche plus de 60 albums au total. La série principale, animée par Franquin dans les années 60 et dernièrement par Yoann et Vehlmann, cohabite depuis quelques années avec des aventures signées de grandes plumes de la BD. La collection intitulée « Le Spirou de… » donne l’occasion à certains de revisiter totalement l’univers. Si Yann (déjà avec Tarrin au dessin) a rendu un vibrant hommage aux grandes aventures à la Franquin dans « Le Tombeau des Champignac », Émile Bravo a mis le jeune groom sur les routes de l’exode face à l’arrivée des troupes allemandes dans « L’espoir malgré tout ».
Dans Spirou chez les Soviets, Fred Neidhardt a voulu confronter le héros de son enfance au régime autoritaire de l’URSS des années 60. S’il est question de politique et de droits de l’Homme dans cette histoire de plus de 50 pages, ce n’est cependant pas le brûlot publié en 1929 par Hergé, engagé dans une croisade contre les Bolcheviks.
Spirou est un héros humaniste comme le démontre la dernière partie de l’album publiée hier et aujourd’hui dans les pages de l’Indépendant. Une jolie récréation durant le confinement, l’occasion selon Fabrice Tarrin, « d’apporter une petite récréation aux lecteurs. » L’album, qui devait paraître en juin, est finalement décalé à la fin de l’été.
Désormais Fabrice Tarrin va de nouveau retourner à son héros personnel, le Lémurien, série très personnelle née sur un blog au début des années 2000 où il se met en scène. Un nouvel album est espéré l’année prochaine. À moins qu’il ne prenne du retard à cause d’un célèbre petit Gaulois…
Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
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vendredi 8 mai 2020
dimanche 12 avril 2020
Le nouveau Spirou de Fabrice Tarrin et Fred Neidhardt en prépublication dans L'Indépendant dès ce dimanche
Fabrice Tarrin, dessinateur de BD résidant à Narbonne est, comme tous les Français, confiné dans sa maison. Il vient de terminer l’album qu’il a mis près de cinq années à réaliser, une aventure de Spirou chez les Soviets. "En ces temps difficiles, la publication de l’histoire dans L’Indépendant permettrait d’apporter une petite récréation aux lecteurs", nous a-t-il soufflé.
Et avec le scénariste, Fred Neidhardt, de Montpellier, il a prévu de reverser les droits d’auteur liés à cette prépublication aux hôpitaux qui sont sur le pied de guerre depuis plus d’un mois. La prépublication de l’album, qui ne sortira qu’en septembre aux éditions Dupuis, débute dès ce dimanche dans L'Indépendant.
L’action se déroule durant les années 60, en pleine guerre froide entre l’URSS et l’Occident. Le comte Champignac, savant iconoclaste, est enlevé par les Russes. Nos deux héros, journalistes dans le civil, vont aller de l’autre côté du rideau de fer pour le faire évader. Ce sera l’occasion d’une succession de rebondissements, courses poursuites et situations comiques dans une caricature féroce des travers du régime soviétique.
mardi 10 janvier 2017
Bande dessinée - Tintin est de retour au Pays des Soviets, mais en couleur
Paru en 1929 dans les pages du quotidien belge « Le Petit XXe », la première aventure de Tintin bénéficie d’une seconde jeunesse avec la sortie, ce mercredi 11 janvier, d’une version colorisée. Tombée dans l’oubli durant de longues décennies, la première aventure de Tintin n’avait pas encore eu les honneurs d’être publiée dans la collection qui débutait jusqu’à maintenant par le Congo et s’achevait chez les Picaros.
Les péripéties du jeune reporter en Russie étaient, selon Hergé, une œuvre de jeunesse, mal dessinée. Il aurait eu l’intention de la reprendre et de l’améliorer, mais le manque de temps a fait capoter le projet. Après une exhumation de la version en noir et blanc dans la collection des « Archives Hergé », ouvrages de luxe réservés aux amateurs, les éditions Moulinsart et Casterman offrent à ce récit oublié une nouvelle approche avec cette colorisation. Un travail de plusieurs années, cordonné par Michel Bareau, avec la volonté de rendre tout son dynamisme à cette BD d’action. Bolides qui filent, explosion dans le ciel, froid polaire, accidents de trains : les 144 pages donnent l’occasion à Tintin de faire montre de débrouillardise pour se sortir de situations périlleuses.
Si les premières pages sont encore un peu hésitantes, Hergé ne maîtrisant pas encore la représentation de son personnage, il prend rapidement de l’assurance, posant en quelques cases les bases de ce qui deviendra la ligne claire. On se régale des réparties, souvent très ironiques, d’un Milou beaucoup plus autonome que dans les aventures suivantes. Mais si « Tintin au Pays des Soviets » a longtemps été oublié, c’est aussi pour son côté politique. Travaillant pour un journal catholique, le jeune Hergé (il n’a que 21 ans) ne fait pas dans la nuance quand il dénonce les dérives du régime soviétique. Sa sortie aujourd’hui n’offusque plus personne, mais il y a quelques années certaines vérités n’étaient pas toujours bonnes à dire.
➤ « Tintin au Pays des Soviets » de Hergé, Casterman et Editions Moulinsart, 144 pages couleur, 14,95 €. En vente le 11 janvier. Edition luxe 31,50 €
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