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vendredi 27 octobre 2017

De choses et d'autres - Emeline voit double

Un de nos fidèles lecteurs regrettait récemment que nous ne parlions que d’un seul saint du jour. Hier, il a peut-être cru que nous avions pris sa remarque en considération, car en lieu et place de la Saint Dimitri, nous avons retracé la vie d’Emeline, une « religieuse cistercienne ». Mais vous pourrez constater qu’aujourd’hui (lire juste en-dessous de cette chronique) nous en remettons une couche sur la fameuse Emeline. La faute à un petit bug technique hier. Un mauvais fichier informatique et Dimitri se retrouve aux oubliettes. Vous ne saurez rien de ce « martyr militaire de l’Orient » du IVe siècle.

Aujourd’hui est donc le jour d’Emeline. La recrudescence des prénoms ne permet pas de trouver une fête quotidienne à chacun. Ainsi d’autres sont célébrés à la même date. Madame Emeline, dans sa grande bonté, aurait sans doute pu laisser sa place à Antoinette. Celle-ci n’est pas une sainte mais elle « accompagna sainte Ursule dans son martyre ». Ou à Evariste, cinquième pape (de 97 à 105) et martyr lui aussi quelques années plus tard. Toujours au IVe siècle, période visiblement prodigue en martyrs.

Au cas où l’erreur se reproduirait d’ici la fin du mois, voici quelques prénoms « oubliés » des prochains jours. Le 29 octobre, les Narcisse, déjà pas très nombreux (officiellement du moins), devront se partager la date avec les Zénobe (du grec Xénos, étranger) qui eux, je pense, sont totalement inexistants. Quoique là encore, il y aurait controverse : des milliers de migrants n’attendent même pas une fête, l’accueil leur suffirait. Le 30, fêtez les Bienvenue, Maeva en version polynésienne.

Enfin le 31 octobre, pas de saint Halloween encore, Quentin caracole en tête, devant Alphonse. Mais avis à tous les Zenobe : méfiance. Wolfgang se tient en réserve. Et ce prénom d’origine germanique a deux racines : le loup et la lance.

lundi 21 novembre 2016

BD - Vincent, un saint au temps des mousquetaires


Martin Jamar, dessinateur maniant la couleur directe comme personne, n’a quasiment travaillé que sur des scénarios de Jean Dufaux. Une équipe rodée qui, après des séries longues, semble avoir cherché plus de légèreté dans « Vincent », épisode de la vie de Saint Vincent de Paul dans ce Paris de 1643. Le saint homme, à l’époque, n’est qu’un simple prêtre, fondateur de la première Confrérie de la Charité. Aider les pauvres, voilà son sacerdoce au quotidien. 
Ce long album de plus de 60 pages, suivi d’un texte d’éclairage historique, raconte comment Vincent aide filles de la rue, enfants abandonnés et clochards au passé sombre. Sans distinction, juste au nom de cette charité qui déjà à l’époque donnait bonne conscience aux puissants et privilégiés.
➤ « Vincent », Dargaud, 21,50 €